Bill hésita un peu. Cela ne semblait pas lui plaire de devoir aller tout de suite chez le médecin. Maintenant, si cela venait du fait qu'il avait dû vivre des choses terribles chez ce médecin ou bien simplement du fait qu'il avait peur d'être bientôt touché de nouveau, et de plus par un homme, ni Tom ni Madame Reiser ne le savait.
Mais puisque Bill n'avait pas grand-chose à dire et s'en retrouva alors presque forcé d'accepter, il hocha la tête, un peu nerveux, et baissa les yeux.
« Quand ? » demanda-t-il en regardant brièvement son responsable. Celui-ci lui répondit qu'ils pourraient y aller tout de suite pour que tout cela appartienne vite au passé.
Sur ce, ils se mirent directement en route vers la sortie pour accéder à la voiture de Madame Reiser. Le trajet dura 10 bonnes minutes durant lesquelles Bill se faisait de plus en plus anxieux. Il détestait se faire examiner. Et voilà que maintenant, son responsable et la directrice de la clinique allaient en plus y assister.
Tom regardait sans cesse dans le rétroviseur pour percevoir sur le visage Bill où résidait exactement sa peur. Avait-il peur parce que ce médecin le violait continuellement ou du moins parce qu'il savait que quelqu'un abusait du garçon ? Ou bien avait-il seulement peur de l'auscultation ?
SUITE
Tom avait beau observer son protéger, il ne trouvait pas de réponse. Il n'arrivait vraiment pas à interpréter le regard de Bill, peu importe à quel point il se décarcassait pour ça. Tout ce qu'il voyait, c'était que Bill était vachement nerveux. Si nerveux qu'il faisait bouger sa jambe de haut et en bas avec agitation sans cesser de se mordiller la lèvre inférieure.
Après leur arrivée, le garçon aux cheveux noirs hésita même un peu à descendre. Il semblait savoir qu'il allait maintenant devoir affronter la situation. Et malgré tout, il essayait de faire fondre Tom par son regard triste et anxieux. Mais il échoua. Son responsable ne pouvait pas permettre que Bill continue de se faire violer. Il devait donc faire quelque chose.
« Allez viens Bill. Après tout nous sommes tous les deux avec toi. Personne ne te fera de mal » lui dit Madame Reiser en lui prenant la main. Le garçon se laissa faire. Comme il avait été dit, Tom était maintenant parfaitement sûr que Bill n'avait que très peu de problème avec les femmes. C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'avait absolument pas peur de la directrice de la clinique.
Ils allèrent ensemble au cabinet du médecin. C'était en fait le moment de sa pause déjeuner. Mais Madame Reiser avait réussit à le convaincre de les laisser venir. Même si cela semblait le mettre mal à l'aise quelque part.
On les attendait déjà tous les trois dans le bâtiment. La gentille dame de l'accueil convia immédiatement Tom, Madame Reiser et Bill à entrer dans la salle de soins. Le garçon aux cheveux noirs était encore très tendu. Ses mains étaient un peu moites puisqu'il était très nerveux. Son c½ur battait à tout rompre contre sa poitrine.
Tout cela n'échappa pas à Tom. Il voulait aider Bill par n'importe quel moyen mais il ne savait pas comment. Madame Reiser lui tenait déjà la main. De plus les contacts corporels avec d'autres hommes étaient déjà bien assez désagréables pour Bill comme ça. Tom se contenta donc de se tenir assez loin de Bill et attendit que le médecin arrive.
Il ne lâchait pas Bill des yeux pour autant. Son protégé était assis sur la table d'auscultation, tremblant et se cramponnait convulsivement à la main de Madame Reiser. Il tressaillit même lorsque le médecin entra dans la salle, ce que Tom trouva très curieux. Quelque chose semblait faire très peur à Bill.
« OK. Nous allons commencer. » dit le médecin après les avoir salué tous les trois. Puis il demanda à Bill de commencer par enlever son T-shirt. Mais Bill ne voulait vraiment pas le faire. Il secoua la tête et tint son T-shirt fermement, comme s'il voulait cacher quelque chose. Des blessures peut-être ? Ce furent du moins les premières pensées de Tom.
Suite
Madame Reiser parla un peu au garçon. Elle réussit à le calmer et lui répéta plus d'une fois qu'elle veillerait à ce que personne ne lui fasse de mal. Ce que le garçon avait du mal à croire. Mais finalement, il souleva légèrement son T-shirt, puis le fit passer par-dessus la tête.
Lorsque Bill offrit ainsi une vue libre sur son torse, Tom siffla d'horreur entre ses dents. Le torse entier de Bill était recouvert de griffures, de bleus et d'autres blessures. Et ça, le médecin était censé ne pas l'avoir remarqué à la dernière consultation ?
Tom découvrit aussi quelques coupures sur l'avant bras de Bill, lesquelles donnaient l'impression qu'il se les était faites lui-même. Ce genre de chose aurait dû frapper le médecin. Il aurait du faire part de toutes ces meurtrissures à la directrice et aux aides soignants pour que l'on puisse déceler la cause de toutes ces blessures.
« Ca semble grave » dit Tom en regardant le médecin, légèrement furieux. Ce dernier se contenta de fixer le sol pendant quelques secondes, tourmenté, puis il prit une pommade qu'il appliqua doucement sur le torse de Bill.
Pendant ce temps, le garçon aux cheveux noirs respirait de manière saccadée et ses membres se tendaient de nouveau. Il avait peur. On pouvait le voir très clairement. Madame Reiser caressa doucement le dos de Bill et lança un regard qui en disait long à Tom. A présent, tous deux étaient totalement sûrs que le médecin devait être mêlé de prés ou de loin à cette affaire.
Suiite
En regardant de plus près on pouvait même distinguer des blessures qui semblaient être plus anciennes. Le médecin avait donc déjà dû voir toutes ces griffures. On pouvait même percevoir cela au fait qu'il ne s'était pas du tout étonné à la vue de ce corps éreinté.
« Avait-il déjà ces blessures lors de la dernière visite ? » demanda Madame Reiser d'un ton tranchant en regardant gravement le médecin. Sa dernière visite à la clinique ne remontait qu'à deux semaines.
« Oui, il les avait. » avoua le vieil homme, tout penaud, avant de mettre la pommade de coté. Il n'osait regarder ni Madame Reiser ni Tom.
« Et pourquoi n'avons-nous pas été informés de cela ? » Madame Reiser était absolument furieuse. Elle avait toujours laissé ses patients aller chez ce médecin. Elle lui avait fait confiance et c'est pour ça il était le seul à pouvoir s'approcher de ses protégés.
Après tout, elle savait que les adolescents n'avaient guère envie se laisser toucher par des inconnus. C'est pourquoi elle n'avait toujours autorisé que cette seule et unique personne à examiner ses patients.
Si elle avait su qu'il passerait sous silence le fait qu'un de ses protégés avait des blessures évidentes, elle ne l'aurait jamais permis.
« C'est difficile à expliquer »
Suiite
Madame Reiser ne se contenta pas de cette réponse. Cependant, comme elle ne voulait pas péter les plombs devant Bill elle se contenta de lui dire d'un ton froid de finir d'examiner Bill et qu'il devait lui délivrer une ordonnance de ce dont il avait besoin pour ses blessures. Cependant, elle tenait absolument à lui parler après. Mais pour se faire, il valait mieux que Bill et Tom quittent la pièce. Sinon, Bill n'aurait pu qu'avoir peur.
Comme il lui avait été ordonné, le médecin continua la consultation. Il apparut alors encore d'autres blessures. Entre autres des blessures qui indiquaient clairement plusieurs viols.
Tout cet examen mettait Bill très mal à l'aise. Surtout à cause de la présence de Tom et de Madame Reiser. Il ne voulait pas qu'ils en apprennent plus. Mais en même temps, il ne pouvait pas l'éviter.
Lorsqu'on l'autorisa à se rhabiller, il le fit immédiatement. Il le fit même en toute hâte car ça ne lui plaisait pas du tout de montrer son corps à n'importe quelles personnes.
Une fois rhabillé Tom le conduisit tout de suite hors de la salle. Cela aussi le mettait plus que mal à l'aise. Il savait de quoi Madame Reiser allait maintenant parler avec le médecin. Pourtant, il aurait voulu garder ça pour lui pour toujours.
SUIIITE
Madame Reiser était assise en face du médecin et essayait de réfréner sa colère. Si elle avait pu elle lui aurait voulu lui sauter à la gorge pour découvrir ce qu'il avait à voir avec toute cette affaire. Mais elle se retint et laissa tomber cela pour avoir une conversation sérieuse.
Cependant, toute la confiance qu'elle avait eue pour cet homme âgé avait disparue en l'espace d'une seconde. Elle se tournerait maintenant vers un nouveau médecin. Un qui ne passerait pas sous silence la souffrance de ses patients.
« Y a-t-il par hasard quelque chose que vous voudriez m'expliquer ? » demanda-t-elle, déjà clairement agacée, en inspirant profondément. Madame Reiser ne voulait pas se mettre à lui crier dessus tout de suite ou à lui reprocher quelque chose. D'abord elle voulait savoir comment avait-il pu être à même de lui cacher ce genre de choses.
« Lui, avez-vous fait du mal ? » s'empressa-t-elle de demander dans un deuxième temps en transperçant presque son vis-à-vis du regard. A ce reproche, le visage du docteur se fit blême. Etait ce parce qu'il était choqué que madame Reiser le croit capable de faire ça ou parce qu'il avait peur de se faire prendre ?
« Non. Je ne l'ai jamais amoché comme ça. » Assura le médecin en secouant la tête.
« Alors pourquoi vous m'avez caché la mine du garçon? Savez-vous seulement à quel point il souffre ? Tout ce qu'il veut, c'est commencer à vivre normalement. Mais ça ne marchera pas si quelqu'un continue d'abuser de lui comme ça. »
Madame Reiser ne savait pas comment faire comprendre au docteur qu'il s'agissait ici d'une vie humaine. Si elle ne trouvait pas qui faisait souffrir Bill ainsi, elle ne pourrait jamais l'aider. Ce qui voudrait dire que la situation de Bill n'évoluerait jamais.
Le médecin resta simplement assis, sans parler. Il semblait réfléchir à ce qu'il devait dire. Cherchait-il éventuellement une excuse ou réfléchissait-il simplement à une façon de tout expliquer à la directrice de la clinique ?
Suite
« On me fait du chantage. » avoua-t-il enfin en regardant le bureau devant lui. Madame Reiser observa l'homme d'un ½il critique. Lui mentait-il en face ou disait-il la vérité ?
« Qui vous fait du chantage ? » demanda-t-elle sans offrir encore toute sa confiance au médecin.
« Je ne sais pas. On m'écrit sans arrêt dans des lettres que je dois vous cacher l'état de Bill. Je n'ai pas non plus le droit de vous dire que j'ai remarqué qu'il avait été violé. Sinon quelqu'un tuerait mes propres enfants. »
A ces mots, Madame Reiser remarqua même des larmes dans les yeux du médecin. Disait-il la vérité ou était-il simplement un bon comédien ? Elle se creusa la tête. Elle ne voulait en aucun cas faire de faux pas. Bill avait besoin qu'on l'aide. Pour elle, c'était la priorité.
Mais puisque Bill n'avait pas grand-chose à dire et s'en retrouva alors presque forcé d'accepter, il hocha la tête, un peu nerveux, et baissa les yeux.
« Quand ? » demanda-t-il en regardant brièvement son responsable. Celui-ci lui répondit qu'ils pourraient y aller tout de suite pour que tout cela appartienne vite au passé.
Sur ce, ils se mirent directement en route vers la sortie pour accéder à la voiture de Madame Reiser. Le trajet dura 10 bonnes minutes durant lesquelles Bill se faisait de plus en plus anxieux. Il détestait se faire examiner. Et voilà que maintenant, son responsable et la directrice de la clinique allaient en plus y assister.
Tom regardait sans cesse dans le rétroviseur pour percevoir sur le visage Bill où résidait exactement sa peur. Avait-il peur parce que ce médecin le violait continuellement ou du moins parce qu'il savait que quelqu'un abusait du garçon ? Ou bien avait-il seulement peur de l'auscultation ?
SUITE
Tom avait beau observer son protéger, il ne trouvait pas de réponse. Il n'arrivait vraiment pas à interpréter le regard de Bill, peu importe à quel point il se décarcassait pour ça. Tout ce qu'il voyait, c'était que Bill était vachement nerveux. Si nerveux qu'il faisait bouger sa jambe de haut et en bas avec agitation sans cesser de se mordiller la lèvre inférieure.
Après leur arrivée, le garçon aux cheveux noirs hésita même un peu à descendre. Il semblait savoir qu'il allait maintenant devoir affronter la situation. Et malgré tout, il essayait de faire fondre Tom par son regard triste et anxieux. Mais il échoua. Son responsable ne pouvait pas permettre que Bill continue de se faire violer. Il devait donc faire quelque chose.
« Allez viens Bill. Après tout nous sommes tous les deux avec toi. Personne ne te fera de mal » lui dit Madame Reiser en lui prenant la main. Le garçon se laissa faire. Comme il avait été dit, Tom était maintenant parfaitement sûr que Bill n'avait que très peu de problème avec les femmes. C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'avait absolument pas peur de la directrice de la clinique.
Ils allèrent ensemble au cabinet du médecin. C'était en fait le moment de sa pause déjeuner. Mais Madame Reiser avait réussit à le convaincre de les laisser venir. Même si cela semblait le mettre mal à l'aise quelque part.
On les attendait déjà tous les trois dans le bâtiment. La gentille dame de l'accueil convia immédiatement Tom, Madame Reiser et Bill à entrer dans la salle de soins. Le garçon aux cheveux noirs était encore très tendu. Ses mains étaient un peu moites puisqu'il était très nerveux. Son c½ur battait à tout rompre contre sa poitrine.
Tout cela n'échappa pas à Tom. Il voulait aider Bill par n'importe quel moyen mais il ne savait pas comment. Madame Reiser lui tenait déjà la main. De plus les contacts corporels avec d'autres hommes étaient déjà bien assez désagréables pour Bill comme ça. Tom se contenta donc de se tenir assez loin de Bill et attendit que le médecin arrive.
Il ne lâchait pas Bill des yeux pour autant. Son protégé était assis sur la table d'auscultation, tremblant et se cramponnait convulsivement à la main de Madame Reiser. Il tressaillit même lorsque le médecin entra dans la salle, ce que Tom trouva très curieux. Quelque chose semblait faire très peur à Bill.
« OK. Nous allons commencer. » dit le médecin après les avoir salué tous les trois. Puis il demanda à Bill de commencer par enlever son T-shirt. Mais Bill ne voulait vraiment pas le faire. Il secoua la tête et tint son T-shirt fermement, comme s'il voulait cacher quelque chose. Des blessures peut-être ? Ce furent du moins les premières pensées de Tom.
Suite
Madame Reiser parla un peu au garçon. Elle réussit à le calmer et lui répéta plus d'une fois qu'elle veillerait à ce que personne ne lui fasse de mal. Ce que le garçon avait du mal à croire. Mais finalement, il souleva légèrement son T-shirt, puis le fit passer par-dessus la tête.
Lorsque Bill offrit ainsi une vue libre sur son torse, Tom siffla d'horreur entre ses dents. Le torse entier de Bill était recouvert de griffures, de bleus et d'autres blessures. Et ça, le médecin était censé ne pas l'avoir remarqué à la dernière consultation ?
Tom découvrit aussi quelques coupures sur l'avant bras de Bill, lesquelles donnaient l'impression qu'il se les était faites lui-même. Ce genre de chose aurait dû frapper le médecin. Il aurait du faire part de toutes ces meurtrissures à la directrice et aux aides soignants pour que l'on puisse déceler la cause de toutes ces blessures.
« Ca semble grave » dit Tom en regardant le médecin, légèrement furieux. Ce dernier se contenta de fixer le sol pendant quelques secondes, tourmenté, puis il prit une pommade qu'il appliqua doucement sur le torse de Bill.
Pendant ce temps, le garçon aux cheveux noirs respirait de manière saccadée et ses membres se tendaient de nouveau. Il avait peur. On pouvait le voir très clairement. Madame Reiser caressa doucement le dos de Bill et lança un regard qui en disait long à Tom. A présent, tous deux étaient totalement sûrs que le médecin devait être mêlé de prés ou de loin à cette affaire.
Suiite
En regardant de plus près on pouvait même distinguer des blessures qui semblaient être plus anciennes. Le médecin avait donc déjà dû voir toutes ces griffures. On pouvait même percevoir cela au fait qu'il ne s'était pas du tout étonné à la vue de ce corps éreinté.
« Avait-il déjà ces blessures lors de la dernière visite ? » demanda Madame Reiser d'un ton tranchant en regardant gravement le médecin. Sa dernière visite à la clinique ne remontait qu'à deux semaines.
« Oui, il les avait. » avoua le vieil homme, tout penaud, avant de mettre la pommade de coté. Il n'osait regarder ni Madame Reiser ni Tom.
« Et pourquoi n'avons-nous pas été informés de cela ? » Madame Reiser était absolument furieuse. Elle avait toujours laissé ses patients aller chez ce médecin. Elle lui avait fait confiance et c'est pour ça il était le seul à pouvoir s'approcher de ses protégés.
Après tout, elle savait que les adolescents n'avaient guère envie se laisser toucher par des inconnus. C'est pourquoi elle n'avait toujours autorisé que cette seule et unique personne à examiner ses patients.
Si elle avait su qu'il passerait sous silence le fait qu'un de ses protégés avait des blessures évidentes, elle ne l'aurait jamais permis.
« C'est difficile à expliquer »
Suiite
Madame Reiser ne se contenta pas de cette réponse. Cependant, comme elle ne voulait pas péter les plombs devant Bill elle se contenta de lui dire d'un ton froid de finir d'examiner Bill et qu'il devait lui délivrer une ordonnance de ce dont il avait besoin pour ses blessures. Cependant, elle tenait absolument à lui parler après. Mais pour se faire, il valait mieux que Bill et Tom quittent la pièce. Sinon, Bill n'aurait pu qu'avoir peur.
Comme il lui avait été ordonné, le médecin continua la consultation. Il apparut alors encore d'autres blessures. Entre autres des blessures qui indiquaient clairement plusieurs viols.
Tout cet examen mettait Bill très mal à l'aise. Surtout à cause de la présence de Tom et de Madame Reiser. Il ne voulait pas qu'ils en apprennent plus. Mais en même temps, il ne pouvait pas l'éviter.
Lorsqu'on l'autorisa à se rhabiller, il le fit immédiatement. Il le fit même en toute hâte car ça ne lui plaisait pas du tout de montrer son corps à n'importe quelles personnes.
Une fois rhabillé Tom le conduisit tout de suite hors de la salle. Cela aussi le mettait plus que mal à l'aise. Il savait de quoi Madame Reiser allait maintenant parler avec le médecin. Pourtant, il aurait voulu garder ça pour lui pour toujours.
SUIIITE
Madame Reiser était assise en face du médecin et essayait de réfréner sa colère. Si elle avait pu elle lui aurait voulu lui sauter à la gorge pour découvrir ce qu'il avait à voir avec toute cette affaire. Mais elle se retint et laissa tomber cela pour avoir une conversation sérieuse.
Cependant, toute la confiance qu'elle avait eue pour cet homme âgé avait disparue en l'espace d'une seconde. Elle se tournerait maintenant vers un nouveau médecin. Un qui ne passerait pas sous silence la souffrance de ses patients.
« Y a-t-il par hasard quelque chose que vous voudriez m'expliquer ? » demanda-t-elle, déjà clairement agacée, en inspirant profondément. Madame Reiser ne voulait pas se mettre à lui crier dessus tout de suite ou à lui reprocher quelque chose. D'abord elle voulait savoir comment avait-il pu être à même de lui cacher ce genre de choses.
« Lui, avez-vous fait du mal ? » s'empressa-t-elle de demander dans un deuxième temps en transperçant presque son vis-à-vis du regard. A ce reproche, le visage du docteur se fit blême. Etait ce parce qu'il était choqué que madame Reiser le croit capable de faire ça ou parce qu'il avait peur de se faire prendre ?
« Non. Je ne l'ai jamais amoché comme ça. » Assura le médecin en secouant la tête.
« Alors pourquoi vous m'avez caché la mine du garçon? Savez-vous seulement à quel point il souffre ? Tout ce qu'il veut, c'est commencer à vivre normalement. Mais ça ne marchera pas si quelqu'un continue d'abuser de lui comme ça. »
Madame Reiser ne savait pas comment faire comprendre au docteur qu'il s'agissait ici d'une vie humaine. Si elle ne trouvait pas qui faisait souffrir Bill ainsi, elle ne pourrait jamais l'aider. Ce qui voudrait dire que la situation de Bill n'évoluerait jamais.
Le médecin resta simplement assis, sans parler. Il semblait réfléchir à ce qu'il devait dire. Cherchait-il éventuellement une excuse ou réfléchissait-il simplement à une façon de tout expliquer à la directrice de la clinique ?
Suite
« On me fait du chantage. » avoua-t-il enfin en regardant le bureau devant lui. Madame Reiser observa l'homme d'un ½il critique. Lui mentait-il en face ou disait-il la vérité ?
« Qui vous fait du chantage ? » demanda-t-elle sans offrir encore toute sa confiance au médecin.
« Je ne sais pas. On m'écrit sans arrêt dans des lettres que je dois vous cacher l'état de Bill. Je n'ai pas non plus le droit de vous dire que j'ai remarqué qu'il avait été violé. Sinon quelqu'un tuerait mes propres enfants. »
A ces mots, Madame Reiser remarqua même des larmes dans les yeux du médecin. Disait-il la vérité ou était-il simplement un bon comédien ? Elle se creusa la tête. Elle ne voulait en aucun cas faire de faux pas. Bill avait besoin qu'on l'aide. Pour elle, c'était la priorité.
>><< (ellipse)
Madame Reiser ne fut pas étonnée que Bill ait fuit si vite. Elle pouvait comprendre qu'il fût maintenant un peu en panique. Pourtant elle n'en avait pas beaucoup appris. Mais elle voulait communiquer à tous ce qu'elle avait découvert. A tous les employés de la clinique. Ils devaient être tenus au courant de la situation de Bill. Même si cela mettait le garçon extrêmement mal à l'aise.
Elle demanda à Tom de rassembler tout ses collègues et de leur faire part que dans une heure, une petite réunion à la quelle ils devaient tous assister aurait lieu dans l'une des salles de classe. Ce qu'il fit immédiatement.
Il se dirigea directement dans la clinique et la fouilla, à la recherche de tous les employés. Certains étaient très surpris de cette réunion puisque ce genre de chose n'était encore jamais arrivé. Mais lorsque Tom mentionna que c'était très important, ils acceptèrent tous de venir.
Tom aurait préféré savoir immédiatement ce qui était ressorti de la conversation. Mais puisque Madame Reiser voulait s'organiser pour la discussion avec tous les aides soignant, il ne lui posa pas tout de suite la question. Il l'apprendrait bien assez tôt.
Comme il était près de 15hoo et qu'il était censé aider Bill à faire ses devoirs, il alla voir son protégé. Mais avant, il fit un crochet par la cuisine pour récupérer le repas qu'ils avaient manqué et l'emporter avec lui en haut.
Pendant que Tom montait les escaliers pour aller à l'étage, il se sentit vraiment mal. Bill avait été si tendu dans la voiture, qu'il n'avait à présent certainement pas le courage de faire ces devoirs. De plus, ça avait dû être très gênant pour l'adolescent que Tom ait vu son corps presque nu. Toutes les coupures, toutes les blessures dont le garçon était lui-même responsable. Etait-il alors bon d'aller le voir si vite ?
Mais comme il voulait au moins amener à manger à Bill, il frappa à la porte et attendit simplement que Bill le prie d'entrer. Mais aucun son de parvient de l'intérieur de la pièce. A part de légers sanglots. Ce qui affola un peu Tom ; c'est pourquoi il entra dans la chambre, et il se trouva alors devant un Bill en pleurs sur son lit.
Cette vue lui brisa le c½ur. La façon dont son protégé était allongé sous la couverture et dont on n'entendait que les sanglots. Le garçon n'allait pas bien. C'était tout à fait évident. Tom s'agenouilla doucement à coté du lit. Il ne voulait pas faire peur à Bill. Pas plus qu'il ne l'était déjà.
Il posa doucement sa main sur le corps tremblant allongé sous la couverture. Sur ce, Bill sursauta et écarta légèrement la couverture. Lorsqu'il vit Tom, il lui tourna immédiatement le dos et continua de sangloter.
Qu'est-ce que Tom était censé faire ? Après tout, il voulait seulement l'aider. Mais à présent, il semblait bien qu'il allait devoir tout recommencer à zéro, pour gagner la confiance de Bill.
« Je suis désolé, Bill. Mais il fallait que je le dise à Madame Reiser » dit Tom d'une voix douce en restant assis sur le sol. Il ne voulait pas s'approcher trop près de Bill.
On n'entendait à nouveau que les sanglots de Bill. Des sanglots désespérés, qui d'une certaine manière faisaient du mal à Tom.
« Bill puni » laissa échapper Bill tout bas, après quoi Tom regarda le dos de Bill, quelque peu étonné. Que voulait-il dire par là ? Que quelqu'un le punirait ? Mais pourquoi ?
« Tu veux dire que quelqu'un va te punir, parce que maintenant nous savons que quelqu'un te fait du mal ? » dit Tom, exprimant sa première pensée.
Bill acquiesça et murmura encore une fois « Bill, puni »
Désolé, Je n'ai pas beaucoup de tps pour continuer la traduction à l'aproche du bac :s
Mais Dés qu'il est derrière moi je m'y remet ! ;) !!!
Bisous à toutes !!!!
@ Laura: Non au contraire, ne montrer aucun signe de violence exterieur est encor plus violent que de crier ou frapper. Sa montre qu'il est tellement déçu qu'il ne trouve aucun mot.
Si Bill n'est pas violent c'est surtout que de toute façon il sait que quoi qu'il en soit, le dire ou ne pas le dire ne changerait rien.... Il est desepéré parce qu'il a l'impression qu'il ne pourra jamais se sortir de cette situation... Et puis il ne peut pas en vouloir à Tom ! Après tout, lui, il est resté auprès de lui... il ne l'a pas abandonné (Isa)
<3