Jede Münze hat zwei Seiten (Suite)

Bill hésita un peu. Cela ne semblait pas lui plaire de devoir aller tout de suite chez le médecin. Maintenant, si cela venait du fait qu'il avait dû vivre des choses terribles chez ce médecin ou bien simplement du fait qu'il avait peur d'être bientôt touché de nouveau, et de plus par un homme, ni Tom ni Madame Reiser ne le savait.

Mais puisque Bill n'avait pas grand-chose à dire et s'en retrouva alors presque forcé d'accepter, il hocha la tête, un peu nerveux, et baissa les yeux.

« Quand ? » demanda-t-il en regardant brièvement son responsable. Celui-ci lui répondit qu'ils pourraient y aller tout de suite pour que tout cela appartienne vite au passé.



Sur ce, ils se mirent directement en route vers la sortie pour accéder à la voiture de Madame Reiser. Le trajet dura 10 bonnes minutes durant lesquelles Bill se faisait de plus en plus anxieux. Il détestait se faire examiner. Et voilà que maintenant, son responsable et la directrice de la clinique allaient en plus y assister.
Tom regardait sans cesse dans le rétroviseur pour percevoir sur le visage Bill où résidait exactement sa peur. Avait-il peur parce que ce médecin le violait continuellement ou du moins parce qu'il savait que quelqu'un abusait du garçon ? Ou bien avait-il seulement peur de l'auscultation ?


SUITE

Tom avait beau observer son protéger, il ne trouvait pas de réponse. Il n'arrivait vraiment pas à interpréter le regard de Bill, peu importe à quel point il se décarcassait pour ça. Tout ce qu'il voyait, c'était que Bill était vachement nerveux. Si nerveux qu'il faisait bouger sa jambe de haut et en bas avec agitation sans cesser de se mordiller la lèvre inférieure.

Après leur arrivée, le garçon aux cheveux noirs hésita même un peu à descendre. Il semblait savoir qu'il allait maintenant devoir affronter la situation. Et malgré tout, il essayait de faire fondre Tom par son regard triste et anxieux. Mais il échoua. Son responsable ne pouvait pas permettre que Bill continue de se faire violer. Il devait donc faire quelque chose.

« Allez viens Bill. Après tout nous sommes tous les deux avec toi. Personne ne te fera de mal » lui dit Madame Reiser en lui prenant la main. Le garçon se laissa faire. Comme il avait été dit, Tom était maintenant parfaitement sûr que Bill n'avait que très peu de problème avec les femmes. C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'avait absolument pas peur de la directrice de la clinique.

Ils allèrent ensemble au cabinet du médecin. C'était en fait le moment de sa pause déjeuner. Mais Madame Reiser avait réussit à le convaincre de les laisser venir. Même si cela semblait le mettre mal à l'aise quelque part.

On les attendait déjà tous les trois dans le bâtiment. La gentille dame de l'accueil convia immédiatement Tom, Madame Reiser et Bill à entrer dans la salle de soins. Le garçon aux cheveux noirs était encore très tendu. Ses mains étaient un peu moites puisqu'il était très nerveux. Son c½ur battait à tout rompre contre sa poitrine.

Tout cela n'échappa pas à Tom. Il voulait aider Bill par n'importe quel moyen mais il ne savait pas comment. Madame Reiser lui tenait déjà la main. De plus les contacts corporels avec d'autres hommes étaient déjà bien assez désagréables pour Bill comme ça. Tom se contenta donc de se tenir assez loin de Bill et attendit que le médecin arrive.

Il ne lâchait pas Bill des yeux pour autant. Son protégé était assis sur la table d'auscultation, tremblant et se cramponnait convulsivement à la main de Madame Reiser. Il tressaillit même lorsque le médecin entra dans la salle, ce que Tom trouva très curieux. Quelque chose semblait faire très peur à Bill.

« OK. Nous allons commencer. » dit le médecin après les avoir salué tous les trois. Puis il demanda à Bill de commencer par enlever son T-shirt. Mais Bill ne voulait vraiment pas le faire. Il secoua la tête et tint son T-shirt fermement, comme s'il voulait cacher quelque chose. Des blessures peut-être ? Ce furent du moins les premières pensées de Tom.

Suite

Madame Reiser parla un peu au garçon. Elle réussit à le calmer et lui répéta plus d'une fois qu'elle veillerait à ce que personne ne lui fasse de mal. Ce que le garçon avait du mal à croire. Mais finalement, il souleva légèrement son T-shirt, puis le fit passer par-dessus la tête.

Lorsque Bill offrit ainsi une vue libre sur son torse, Tom siffla d'horreur entre ses dents. Le torse entier de Bill était recouvert de griffures, de bleus et d'autres blessures. Et ça, le médecin était censé ne pas l'avoir remarqué à la dernière consultation ?

Tom découvrit aussi quelques coupures sur l'avant bras de Bill, lesquelles donnaient l'impression qu'il se les était faites lui-même. Ce genre de chose aurait dû frapper le médecin. Il aurait du faire part de toutes ces meurtrissures à la directrice et aux aides soignants pour que l'on puisse déceler la cause de toutes ces blessures.

« Ca semble grave » dit Tom en regardant le médecin, légèrement furieux. Ce dernier se contenta de fixer le sol pendant quelques secondes, tourmenté, puis il prit une pommade qu'il appliqua doucement sur le torse de Bill.

Pendant ce temps, le garçon aux cheveux noirs respirait de manière saccadée et ses membres se tendaient de nouveau. Il avait peur. On pouvait le voir très clairement. Madame Reiser caressa doucement le dos de Bill et lança un regard qui en disait long à Tom. A présent, tous deux étaient totalement sûrs que le médecin devait être mêlé de prés ou de loin à cette affaire.

Suiite


En regardant de plus près on pouvait même distinguer des blessures qui semblaient être plus anciennes. Le médecin avait donc déjà dû voir toutes ces griffures. On pouvait même percevoir cela au fait qu'il ne s'était pas du tout étonné à la vue de ce corps éreinté.

« Avait-il déjà ces blessures lors de la dernière visite ? » demanda Madame Reiser d'un ton tranchant en regardant gravement le médecin. Sa dernière visite à la clinique ne remontait qu'à deux semaines.

« Oui, il les avait. » avoua le vieil homme, tout penaud, avant de mettre la pommade de coté. Il n'osait regarder ni Madame Reiser ni Tom.

« Et pourquoi n'avons-nous pas été informés de cela ? » Madame Reiser était absolument furieuse. Elle avait toujours laissé ses patients aller chez ce médecin. Elle lui avait fait confiance et c'est pour ça il était le seul à pouvoir s'approcher de ses protégés.

Après tout, elle savait que les adolescents n'avaient guère envie se laisser toucher par des inconnus. C'est pourquoi elle n'avait toujours autorisé que cette seule et unique personne à examiner ses patients.

Si elle avait su qu'il passerait sous silence le fait qu'un de ses protégés avait des blessures évidentes, elle ne l'aurait jamais permis.

« C'est difficile à expliquer »




Suiite


Madame Reiser ne se contenta pas de cette réponse. Cependant, comme elle ne voulait pas péter les plombs devant Bill elle se contenta de lui dire d'un ton froid de finir d'examiner Bill et qu'il devait lui délivrer une ordonnance de ce dont il avait besoin pour ses blessures. Cependant, elle tenait absolument à lui parler après. Mais pour se faire, il valait mieux que Bill et Tom quittent la pièce. Sinon, Bill n'aurait pu qu'avoir peur.

Comme il lui avait été ordonné, le médecin continua la consultation. Il apparut alors encore d'autres blessures. Entre autres des blessures qui indiquaient clairement plusieurs viols.

Tout cet examen mettait Bill très mal à l'aise. Surtout à cause de la présence de Tom et de Madame Reiser. Il ne voulait pas qu'ils en apprennent plus. Mais en même temps, il ne pouvait pas l'éviter.

Lorsqu'on l'autorisa à se rhabiller, il le fit immédiatement. Il le fit même en toute hâte car ça ne lui plaisait pas du tout de montrer son corps à n'importe quelles personnes.

Une fois rhabillé Tom le conduisit tout de suite hors de la salle. Cela aussi le mettait plus que mal à l'aise. Il savait de quoi Madame Reiser allait maintenant parler avec le médecin. Pourtant, il aurait voulu garder ça pour lui pour toujours.



SUIIITE



Madame Reiser était assise en face du médecin et essayait de réfréner sa colère. Si elle avait pu elle lui aurait voulu lui sauter à la gorge pour découvrir ce qu'il avait à voir avec toute cette affaire. Mais elle se retint et laissa tomber cela pour avoir une conversation sérieuse.

Cependant, toute la confiance qu'elle avait eue pour cet homme âgé avait disparue en l'espace d'une seconde. Elle se tournerait maintenant vers un nouveau médecin. Un qui ne passerait pas sous silence la souffrance de ses patients.

« Y a-t-il par hasard quelque chose que vous voudriez m'expliquer ? » demanda-t-elle, déjà clairement agacée, en inspirant profondément. Madame Reiser ne voulait pas se mettre à lui crier dessus tout de suite ou à lui reprocher quelque chose. D'abord elle voulait savoir comment avait-il pu être à même de lui cacher ce genre de choses.

« Lui, avez-vous fait du mal ? » s'empressa-t-elle de demander dans un deuxième temps en transperçant presque son vis-à-vis du regard. A ce reproche, le visage du docteur se fit blême. Etait ce parce qu'il était choqué que madame Reiser le croit capable de faire ça ou parce qu'il avait peur de se faire prendre ?

« Non. Je ne l'ai jamais amoché comme ça. » Assura le médecin en secouant la tête.

« Alors pourquoi vous m'avez caché la mine du garçon? Savez-vous seulement à quel point il souffre ? Tout ce qu'il veut, c'est commencer à vivre normalement. Mais ça ne marchera pas si quelqu'un continue d'abuser de lui comme ça. »

Madame Reiser ne savait pas comment faire comprendre au docteur qu'il s'agissait ici d'une vie humaine. Si elle ne trouvait pas qui faisait souffrir Bill ainsi, elle ne pourrait jamais l'aider. Ce qui voudrait dire que la situation de Bill n'évoluerait jamais.

Le médecin resta simplement assis, sans parler. Il semblait réfléchir à ce qu'il devait dire. Cherchait-il éventuellement une excuse ou réfléchissait-il simplement à une façon de tout expliquer à la directrice de la clinique ?


Suite


« On me fait du chantage. » avoua-t-il enfin en regardant le bureau devant lui. Madame Reiser observa l'homme d'un ½il critique. Lui mentait-il en face ou disait-il la vérité ?

« Qui vous fait du chantage ? » demanda-t-elle sans offrir encore toute sa confiance au médecin.
« Je ne sais pas. On m'écrit sans arrêt dans des lettres que je dois vous cacher l'état de Bill. Je n'ai pas non plus le droit de vous dire que j'ai remarqué qu'il avait été violé. Sinon quelqu'un tuerait mes propres enfants. »

A ces mots, Madame Reiser remarqua même des larmes dans les yeux du médecin. Disait-il la vérité ou était-il simplement un bon comédien ? Elle se creusa la tête. Elle ne voulait en aucun cas faire de faux pas. Bill avait besoin qu'on l'aide. Pour elle, c'était la priorité.



>><< (ellipse)


Madame Reiser ne fut pas étonnée que Bill ait fuit si vite. Elle pouvait comprendre qu'il fût maintenant un peu en panique. Pourtant elle n'en avait pas beaucoup appris. Mais elle voulait communiquer à tous ce qu'elle avait découvert. A tous les employés de la clinique. Ils devaient être tenus au courant de la situation de Bill. Même si cela mettait le garçon extrêmement mal à l'aise.



Elle demanda à Tom de rassembler tout ses collègues et de leur faire part que dans une heure, une petite réunion à la quelle ils devaient tous assister aurait lieu dans l'une des salles de classe. Ce qu'il fit immédiatement.




Il se dirigea directement dans la clinique et la fouilla, à la recherche de tous les employés. Certains étaient très surpris de cette réunion puisque ce genre de chose n'était encore jamais arrivé. Mais lorsque Tom mentionna que c'était très important, ils acceptèrent tous de venir.



Tom aurait préféré savoir immédiatement ce qui était ressorti de la conversation. Mais puisque Madame Reiser voulait s'organiser pour la discussion avec tous les aides soignant, il ne lui posa pas tout de suite la question. Il l'apprendrait bien assez tôt.



Comme il était près de 15hoo et qu'il était censé aider Bill à faire ses devoirs, il alla voir son protégé. Mais avant, il fit un crochet par la cuisine pour récupérer le repas qu'ils avaient manqué et l'emporter avec lui en haut.



Pendant que Tom montait les escaliers pour aller à l'étage, il se sentit vraiment mal. Bill avait été si tendu dans la voiture, qu'il n'avait à présent certainement pas le courage de faire ces devoirs. De plus, ça avait dû être très gênant pour l'adolescent que Tom ait vu son corps presque nu. Toutes les coupures, toutes les blessures dont le garçon était lui-même responsable. Etait-il alors bon d'aller le voir si vite ?



Mais comme il voulait au moins amener à manger à Bill, il frappa à la porte et attendit simplement que Bill le prie d'entrer. Mais aucun son de parvient de l'intérieur de la pièce. A part de légers sanglots. Ce qui affola un peu Tom ; c'est pourquoi il entra dans la chambre, et il se trouva alors devant un Bill en pleurs sur son lit.



Cette vue lui brisa le c½ur. La façon dont son protégé était allongé sous la couverture et dont on n'entendait que les sanglots. Le garçon n'allait pas bien. C'était tout à fait évident. Tom s'agenouilla doucement à coté du lit. Il ne voulait pas faire peur à Bill. Pas plus qu'il ne l'était déjà.



Il posa doucement sa main sur le corps tremblant allongé sous la couverture. Sur ce, Bill sursauta et écarta légèrement la couverture. Lorsqu'il vit Tom, il lui tourna immédiatement le dos et continua de sangloter.



Qu'est-ce que Tom était censé faire ? Après tout, il voulait seulement l'aider. Mais à présent, il semblait bien qu'il allait devoir tout recommencer à zéro, pour gagner la confiance de Bill.



« Je suis désolé, Bill. Mais il fallait que je le dise à Madame Reiser » dit Tom d'une voix douce en restant assis sur le sol. Il ne voulait pas s'approcher trop près de Bill.



On n'entendait à nouveau que les sanglots de Bill. Des sanglots désespérés, qui d'une certaine manière faisaient du mal à Tom.



« Bill puni » laissa échapper Bill tout bas, après quoi Tom regarda le dos de Bill, quelque peu étonné. Que voulait-il dire par là ? Que quelqu'un le punirait ? Mais pourquoi ?

« Tu veux dire que quelqu'un va te punir, parce que maintenant nous savons que quelqu'un te fait du mal ? » dit Tom, exprimant sa première pensée.

Bill acquiesça et murmura encore une fois « Bill, puni »






Désolé, Je n'ai pas beaucoup de tps pour continuer la traduction à l'aproche du bac :s
Mais Dés qu'il est derrière moi je m'y remet ! ;) !!!
Bisous à toutes !!!!




@ Laura: Non au contraire, ne montrer aucun signe de violence exterieur est encor plus violent que de crier ou frapper. Sa montre qu'il est tellement déçu qu'il ne trouve aucun mot.

Si Bill n'est pas violent c'est surtout que de toute façon il sait que quoi qu'il en soit, le dire ou ne pas le dire ne changerait rien.... Il est desepéré parce qu'il a l'impression qu'il ne pourra jamais se sortir de cette situation... Et puis il ne peut pas en vouloir à Tom ! Après tout, lui, il est resté auprès de lui... il ne l'a pas abandonné
(Isa)

<3

# Posté le lundi 12 mai 2008 07:48

Modifié le dimanche 08 juin 2008 16:20

Il faut se méfier de l'eau qui dort.



La réunion des employés de la clinique avait commencé. Madame Reiser se tenait là, agitée et aussi un peu nerveuse, devant un pupitre, attendant encore quelques minutes jusqu'à ce que tout le monde eût pris place. Ce n'est que lorsque tout le monde fût assis et qu'ils la regardèrent avec curiosité qu'elle commença.



>>Il s'agit de l'un des cas qui nous pose le plus de problèmes. Bill. Vous savez forcément tous ici qu'il n'a jamais montré d'améliorations, bien qu'il soit ici depuis déjà très longtemps. Les thérapies ne semblaient pas fonctionner sur lui, et tous les responsables qui ont été engagés pour lui n'ont jamais progressé avec lui.



Jusque là je supposais, comme certaines autres personnes, qu'on avait fait quelque chose de si affreux au garçon qu'il n'arrivait tout simplement pas à vivre avec. C'est pourquoi nous l'avons catalogué, même si le terme semble dur, comme étant incurable.



Son responsable actuel, qui est aussi son dernier, Tom Kaulitz, a tout de même réussi à progresser avec lui. Bill ne lui accorde pas encore sa confiance, mais on a quand même pu constater une petite amélioration.



Hier soir, au marché de Noël, Monsieur Kautitz a montré une fois de plus qu'il était capable d'aider le garçon. Il a réussi à rendre heureux Bill avec de petites choses. Plus tard, dans la chambre de Bill, notre patient a cependant eu une petite attaque. Monsieur Kaulitz lui avait juste posé une question, sur ce Bill a paniqué, comme me l'a apprit mon employé. Il a malgré tout réussi à calmer Bill.



Monsieur Kaulitz a pensé qu'il était mieux de passer la nuit auprès de son protégé. Au cas ou il ferait une nouvelle crise. Dans la nuit, Bill s'est réveillé. Il a eu une peur panique de son responsable et a dit qu'il ne voulait pas coucher avec. Monsieur Kaulitz a bien sûr senti que c'était très particulier à Bill, et c'est pourquoi il lui a posé des questions. Au final, il a apprit que Bill se faisait violer dans son lit, ici, dans ma clinique. Et apparemment très fréquemment. <<



Le visage de madame Reiser était emplit de tristesse. Elle éprouvait de la pitié pour Bill et ne parvenait toujours pas à se pardonner le fait qu'elle n'avait rien vu de tout ça. Sans Tom, ça se serait probablement poursuivi.



Les responsables, les professeurs et tous les autres employés avaient l'air très choqué. Ce qui n'était pas étonnant après avoir appris que l'un des patients se faisait abuser au sein de la clinique.



Quelques uns se mirent à se chuchoter des choses à l'oreille. Tous se demandaient qui pouvait bien être capable de faire ce genre de choses. Mais personne n'obtint de réponse. Tout comme Tom qui restait simplement assis là en silence et compatissait énormément pour son protégé.


(SUIIIITE)


Madame Reiser, qui n'avait pas encore terminé son récit, pria ses collègues de se taire pour qu'ils puissent apprendre le reste.

>>Aujourd'hui, après l'école, nous sommes tous deux allés immédiatement accompagner Bill chez notre médecin. Nous voulions savoir pourquoi il ne nous avait jamais rien dit. Là-bas, nous avons vu de nos propres yeux que Bill avait été gravement amoché.

Ma première présomption était qu'il s'agissait du médecin même. Mais j'avais aussi des doutes là-dessus. Il est lui-même père de deux garçons. L'un est même de l'âge de Bill. Lors de notre entretien, j'ai ensuite appris que le ou les coupables lui faisaient du chantage. Il en est de la vie de ses enfants. Il m'a évidemment assuré qu'aucuns des autres patients n'avaient de telles blessures sur le corps et que Bill était un cas unique.

Cependant je vous prie d'examiner rapidement tous les patients demain. Juste pour en être sûrs<< Madame Reiser ne savait plus à présent si elle pouvait faire confiance au médecin, qui était un bon ami à elle, ou pas. Elle pouvait comprendre qu'il avait peur pour ses enfants. C'est pourquoi ce >chantage< lui semblait très probable. Mais pourtant, elle était quelque peu déconcertée et voulait éviter que cela ne se reproduise.

>>Malheureusement je n'ai pas encore pu découvrir qui était le coupable. Mais j'ai mes présomptions. Ca a dû être un homme. Ou plutôt : c'est un homme. Apparemment, Bill continue encore de se faire abuser.

De plus, ça doit être un employé. Quelqu'un qui a la possibilité d'aller dans la chambre de Bill. Probablement la nuit, c'est pourquoi j'exclus tous les cuisiniers et toute l'équipe de nettoyage. <<

Ce que madame Reiser voulait provoquer en disant cela était simple : Elle soupçonnait le coupable de n'être pas loin. Il était pour elle immédiatement question de l'un des responsables. Du moins, l'un des responsables devait être mêlé à cette histoire puisqu'il n'y avait que ces employés qui entraient dans la clinique. Peut-être que l'une des personnes présentes était complice et aidait seulement le coupable à accéder à la clinique.



(Suiiite)



Le plan de madame Reiser était alors d'intimider ce coupable ou les complices. De lui faire peur en montrant qu'elle était proche de la solution. Et il n'était pas nécessaire qu'elle énonce le fait que Bill était désormais encore plus surveillé. Ca allait de soi pour tous les participants.

>>Je ne veux accuser aucun de vous. Mais si quelqu'un sait quelque chose sur ces viols, je vous prie de m'en informer. Il s'agit là de la vie d'un être humain.<<

Certain collègues pâlirent à vue d'½il. Certainement à cause du choc. Mais pour l'une des personnes, c'était peut-être lié au fait que l'angoisse montait à présent en elle.

A ces mots, Madame Reiser quitta la salle de classe car elle voulait à présent aller réfléchir dans son bureau à la façon de surveiller Bill. La première mesure à mettre en ½uvre était que Tom devrait de nouveau dormir auprès de Bill cette nuit. Ainsi, on éviterait au moins qu'il arrive quelque chose à Bill ce jour-là. Seulement, le fait que Bill permette à Tom de rester auprès de lui était une autre paire de manche. Pour le moment, ils laissait cependant le garçon un peu seul car il était encore pas mal tourmenté à cause du rendez-vous avec le médecin.



>><<



Tom resta assis un moment avec ses collègues. Ils avaient beaucoup de questions à lui poser. Certains exprimèrent même quelques suppositions sur la personne qui aurait pu avoir fait une telle chose à Bill.

Les principaux suspects étaient :

* Monsieur Hess, le professeur de Bill qui avait apparemment déjà eu quelques problèmes avec Bill
* Monsieur Schmidt, un simple responsable qui protestait toujours pour surveiller Bill.
* Monsieur Kramer, le professeur de sport qui suscitait généralement un peu la peur, toutefois, il n'avait pas beaucoup eu à faire à Bill puisque ce dernier était dispensé de sport à l'école.


Tom essayait déjà de voir si l'un de ces trois employés pouvait être le coupable. Toutefois il était plutôt d'avis qu'il n'était pas si facile que ça de trouver la réponse.



SUIIITE



A peine Madame Mayer en avait terminé avec ses suppositions et avait pris congé auprès de Tom que déjà, la personne suivante vint à sa rencontre. Monsieur Braga. Il n'était pas beaucoup plus vieux que Tom et était l'une des personnes les plus discrètes de la clinique. Il s'occupait des patients lorsqu'ils étaient dehors, n'avait aucun cas problématique à sa charge et était surtout là pour surveiller les enfants lorsqu'on organisait quelque chose.

>>Je trouve ça affreux ce qui arrive à Bill<< dit l'homme gracile, assez timidement, comme toujours, en prenant place à côté de Tom.

Désormais, la salle de classe était presque complètement vide car la plupart étaient déjà partis. Il n'y restait plus que Tom et Monsieur Braga qui parlait à présent de Bill.

>>Je me demande comment une personne peut infliger ce genre de chose à ce garçon<< dit Tom, légèrement désespéré, en soupirant.

>>Je me le demande aussi. C'est pourtant un si gentil garçon. Tom posa les yeux sur son collègue et le regarda un moment. Il avait l'impression d'avoir déjà vu ces yeux. Mais il n'arrivait pas à les réassigner.

>>Est-ce qu'on s'est déjà rencontrés ? En dehors d'ici, à la clinique ? J'ai vraiment l'impression de vous avoir déjà vu<< Tom continua de regarder le jeune homme dans les yeux. Déjà lors de leur première rencontre qui avait eu lieu la veille, cet homme avait légèrement éveillé l'attention de Tom inconsciemment.

>>Je ne crois pas<< répondit Monsieur Braga en souriant, ce sur quoi Tom remarqua en plus un accent étranger. Certes on voyait bien que l'homme n'était pas allemand, mais ça ne se remarquait pas vraiment tout de suite à la parole.
>>D'où venez-vous ?<< demanda Tom, pensif, continuant de réfléchir à d'où il connaissait ce monsieur. Il oublia les problèmes et les viols de Bill l'espace un moment.

>>De Roumanie.<< Tom hocha la tête et écouta encore la voix. Même la manière de parler lui était familière. Mais d'où, ça, Tom ne le savait pas.

>>Et ça fait combien de temps que vous travaillez ici déjà ?<< Tom devait certainement sembler curieux. Pourtant, cela ne l'intéressait pas vraiment au fond. Il voulait savoir d'où lui venait l'impression de connaître cet homme. Il devait certainement l'avoir déjà vu quelque part. Tom en était persuadé.

>>Depuis 8 ans<< Tom n'obtenait que ces courtes réponses, ce qui l'étonnait un peu. Il pensait pourtant que monsieur Braga était simplement un homme très timide.



SUITE ( encore xDDD)


>>Depuis 8 ans ? Alors ça fait presque aussi longtemps que Bill ?<< C'est évidemment ce qui frappa Tom en premier. Madame Reiser avait dit que Bill avait été trouvé à 7 ans. Et désormais il en avait 15. Presque 16.
>>Oui. Je suis arrivé peu de temps après Bill. Il en était à sa troisième semaine ici lorsque je suis arrivé. Son état était affreux à l'époque. Il était tellement déprimé, craintif et farouche. Il était gravement blessé. Le premier mois, il ne pouvait même pas marcher à cause de la douleur. Mais tout ça, vous devez déjà sûrement le savoir<<

>>Oui. Madame Reiser m'a raconté certaines choses. Il a dû lui arriver quelque chose de vraiment très grave<< Monsieur Braga acquiesça. Il semblait se remémorer cette période mentalement.

>>Vous pouvez vous estimer heureux de ne pas l'avoir vu. Il me faisait tellement de peine<<

Ils continuèrent pendant encore quelques minutes de parler tous les deux du passé de Bill et aussi de ces ultérieurs viols. Monsieur Braga avait aussi quelques tuyaux et suppositions sur qui aurait pu violer Bill. Comme tous les autres aides soignants.

« Monsieur Hess. Plusieurs fois il a failli péter les plombs parce qu'il devait apprendre à écrire à Bill. Une fois il l'a même engueulé, comme je l'ai entendu dire par quelques élèves. Certes ce n'était pas grave mais Bill a ensuite fondu en larmes tellement il avait peur. »
Tom se creusa la tête. Quelques uns avaient désigné Monsieur Hess comme étant le coupable. Et si Tom réfléchissait bien, il pouvait remarque que Monsieur Hess était l'un des rares à ne pas avoir voulu parler avec lui ou avec Madame Reiser. Etait ce un signe ?

« J'irai lui parler. Quelques uns de nos collègues ont supposés qu'il était le coupable. » Après cette conversation, Tom regarda l'heure. Bill avait sa thérapie de groupe dans dix minutes. Mais Tom n'aurait pas le droit d'y assister. Il était seulement autorisé à aller aux séances individuelles. Il aurait donc assez de temps pour aller parler à Monsieur Hess. De plus, il voulait donner un peu de temps à Bill pour se calmer.

Il se mit tout de suite en route pour rejoindre son collègue, laissant alors Monsieur Braga seul. Cette conversation l'avait fait avancé encore un peu, bien qu'il fût au début légèrement dérangé par ce monsieur qu'il n'avait alors vu qu'une fois vite fait.

Tom ne savait toujours pas d'où il connaissait cet homme. Mais il décida de mettre ce problème de coté pour le moment. Bill était plus important.

Une fois arrivé auprès de monsieur Hess, qui était alors assit dans la salle des professeurs et qui semblait préparer ses cours de la matinée, Tom s'arrêta puis alla s'asseoir à coté de lui. L'aide soignant avait un peu la trouille de cette discussion. Il ne voulait rien reprocher à Monsieur Hess. Mais il fallait qu'il s'occupe de la chose d'une façon ou d'une autre, non ?

« Alors ? Vous avez déjà avancé dans votre affaire. » Lui demanda amicalement Monsieur Hess en mettant son stylo de coté pour pouvoir se concentrer sur Tom.


SUITEEEEEEE !!!

« Un peu. Quelques uns des employés m'ont fait part de leurs suppositions. Ils m'ont aussi un peu parlé des comportements de Bill qu'ils avaient pu observer. Lors de ces conversations, une personne est entrée plusieurs fois en ligne de compte en tant que coupable. »



Tom ne voulait pas tergiverser. Le cas de Bill devait être réglé aussi vite que possible. Mais pourtant Tom n'arrivait pas à se persuader de la culpabilité de Monsieur Hess. Ça serait beaucoup trop simple. Pour mettre le doigt sur la solution, il faudrait plus que quelques minutes.



« Je me doutais bien que vous étiez là pour cette raison. » Souffla monsieur Hess avant de regarder Tom. Il ne semblait ni sous le choc ni offusqué ce qui confirmait qu'il n'avait rien fait à Bill »



« Je le traite comme tous les autres. Quand il est mauvais à l'école et qu'il ne fait aucun effort je le gronde. Ces rumeurs selon lesquelles je lui aurais crié dessus ne sont pas vraies. Je l'ai juste grondé. Pas plus. Il a commencé à pleuré. Mais pas parce qu'il avait peur de moi. Seulement parce qu'il avait envie d'arriver à écrire enfin tout seul.



Je pense que ça n'a pas vraiment de sens de traiter le garçon différemment. Après tout il doit devenir « normal ». Je dois donc le traiter normalement. Croyez-moi, je fais bien mon travail. Et je ne pourrais jamais faire de mal à l'un de mes élèves. »



Tom hocha la tête. Il comprenait naturellement ce que monsieur Hess voulait lui expliquer. Et d'une certaine manière il était même de son avis. Si on rappelait sans cesse à Bill qu'il était différent, il ne réussirait jamais à ce comporter comme les autres.





« Excusez moi. Je voulais seulement m'occuper de cette affaire. Je veux aider ce garçon. Par n'importe quel moyen. Mais tant que je ne saurai pas qui lui fait si atrocement mal, je n'y arriverais pas. »



Monsieur Hess posa sa main sur l'épaule de Tom. Il semblait comprendre parfaitement que Tom était désespéré.



« Ne vous mettez pas trop la pression. L'affaire va être résolue. Ca j'en suis persuadé . Le coupable finira par commettre une erreur à un moment ou un autre. A un moment ou un autre. Il faut juste que vous veilliez bien sur le garçon. Soyez là pour lui. Je pense que c'est ce dont il a le plus besoin. Un responsable qui n'abandonne pas sur le champ parce qu'il ne sait plus quoi faire. »


Une heure plus tard, les deux hommes étaient toujours assis dans la salle des professeurs en train de discuter. Monsieur Hess, qui, du haut de ses 43 ans, avait plus d'expérience, pouvait donner de précieux tuyaux à Tom sur la meilleure façon de se comporter face à des jeunes malades psychologiquement.







Certes, le coupable ne fut pas découvert, mais Tom avait appris entre temps qu'il devait simplement attendre un peu. Attendre et observer. Avec le temps, il mettrait le doigt sur la solution.



Les deux hommes discutaient activement lorsque la porte de la pièce s'ouvrit tout à coup brusquement.

« Monsieur Kaulitz ? Il faut que vous alliez au plus vite dans la chambre de Bill aussi vite que possible. Il a dû se passer quelque chose. » L'une des aides soignantes se tenait debout dans la pièce et regardait Tom. Celui-ci bondit immédiatement et couru hors de la salle des professeurs.



Tom couru aussi vite qu'il le pouvait le long du couloir. Il était suivi de monsieur Hess. De loin il pouvait déjà voir que la porte de la chambre de Bill était ouverte. Quelques professeurs et aides-soignants se tenaient devant.



La peur s'empara de Tom. Le coupable avait-il encore frappé ? Maintenant, au moment où l'on s'en doutait le moins ?



Tom arriva, complètement hors d'halène, et se fraya un chemin à travers les gens pour atteindre la chambre. Là, il reçu un choc. L'image qui lui était offerte fit manquer un battement à son coeur.



Bill était allongé sur le sol. A moitié nu, pleurant désespérément, saignant et blessé.



# Posté le jeudi 19 juin 2008 13:24

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 08:40

il faut se mefier de l'eau qui dort

Il faut se méfier de l'eau qui dort


Tom accourut immédiatement auprès de Bill et s'agenouilla au sol, près de lui. Bill tremblait violemment et bafouillait de nouveau quelque chose que personne ne pouvait vraiment comprendre, comme il l'avait déjà fait lors de sa crise de la veille.

« S'il vous plaît, quittez la chambre. Vous ne faîtes qu'effrayer Bill. » Madame Reiser essayait de se débarrasser des autres employés et leur demandait de quitter la chambre. Avec beaucoup de difficultés, elle réussit à fermer la porte pour s'occuper de Bill avec Tom. »



« Comment ça a pu arriver? En plein jour? » Dit-elle, désespérée, avant de prendre un drap qu'elle commença par placer de manière attentionnée, sur le corps meurtri de Bill.



Tom secoua la tête. Il n'arrivait pas à le croire . A vrai dire il était fermement convaincu que désormais, personne n'oserait plus s'approcher de l'adolescent . Mais apparemment, il avait tord eu sur ce point.



« Le coupable a profité de la situation. Il pouvait deviner que nous allions donner du temps à Bill, puisqu'il en avait déjà assez vu chez le médecin. ». Tom voulait porter le garçon jusqu'au lit avec précaution, mais Bill s'écria et s'arracha des bras de son responsable lorsqu'il essaya. Avec la couverture fermement enroulée autour de lui il marcha à quatre pattes jusqu'à un coin de la chambre.

Tom eu du mal à digérer ce qu'il venait de voir. Voir Bill aussi blessé et angoissé. C'était tout simplement cruel.

«Nous ne te ferons rien Bill » chuchota madame Reiser d'un ton rassurant en se rapprochant lentement de lui. Il n'avait absolument pas peur d'elle, ça avait d'ailleurs toujours été le cas.





(Ptite suite)




Elle s'arrêta devant lui et s'accroupit. Elle remonta le drap qui avait légèrement glissé de ses épaules et essaya de sourire pour que Bill n'ait plus peur.



Certes, il lui fallut du courage pour réussir à sourire, mais il fallait qu'elle paraisse calme, et non effrayée devant Bill pour qu'il se calme un peu lui aussi.



Le garçon tremblait toujours de tout son corps et sanglotait tout bas. Rester assis semblait lui faire mal vu la façon dont son visage se crispait lorsqu'il bougeait.

« Tu veux que je t'aide à aller jusqu'à ton lit ? » demanda doucement madame Reiser. Bill devait s'allonger, et le mieux serait de l'examiner rapidement. Mais se laisserait-il faire ?

Le brun secoua la tête, en panique et murmura un « Non ».

« Pas le lit » ajouta-t-il, inquiet, en détournant son regard de l'endroit où il dormait. Tom regarda le lit, troublé. Il reçut un nouveau choc. Tout le drap était tacheté (recouvert, c'est trop... ça fait comme si vraiment tout était devenu rouge !) de sang. A la tête du lit, il y avait même une corde avec laquelle le coupable avait dû ficeler Bill. Sur l'oreiller, il y avait aussi un morceau de ruban adhésif qui avait certainement empêché Bill de hurler.





Tom se leva immédiatement et observa ces choses. Il ne voulait pas les toucher. Peut-être que l'on pourrait relever des empreintes digitales et attraper ainsi le coupable. Mais l'homme qui infligeait ça à Bill était-il assez stupide pour laisser ses empreintes ? Sûrement pas !

Tom soupira et reporta son regard de nouveau vers Bill qui se serrait contre le mur, sanglotant. Il semblait apparemment avoir très mal.

« Est-ce que tu veux dormir dans mon lit ? Madame Reiser restera évidemment avec toi. » Proposa Tom puisqu'il comprenait que Bill ne puisse pas dormir dans ce lit.



L'adolescent sembla y réfléchir, mais bien vite il secoua la tête de nouveau et se remit à pleurer à chaudes larmes. Ses doigts fins s'agrippèrent dans le tissu du drap. Il ferma fort les yeux. Il pressa fort son corps contre le mur. Il avait terriblement peur.



Madame Reiser lança un regard désespéré à Tom. Il fallait bien qu'ils aident le garçon d'une manière ou d'une autre. Mais comment ?

« Je vais d'abord t'aider à t'habiller, d'accord ? Tom sortira pendant ce temps pour aller te préparer son lit. Ensuite tu iras t'allonger un peu. Je resterai auprès de toi. Promis. Mais maintenant, il faut vraiment que tu te reposes. » Madame Reiser ne voulut pas demander à Bill s'il voulait bien se laisser examiner pour que ses blessures puissent être soignées. Elle ne voulait pas que Bill soit encore plus inquiet.



Bill acquiesça tout doucement de la tête, ne regardant toujours pas les deux personnes qui se trouvaient dans sa chambre. Ce n'est que lorsque Tom quitta lentement la pièce qu'il leva brièvement la tête pour aller se jeter au cou de Madame Reiser en sanglotant.

« Tout va bien Bill. Nous ne te laisserons plus jamais seul maintenant. Plus personne ne te fera de mal . » Elle caressa le dos de ce corps qui tremblait de manière rassurante et resta un moment comme ça, assise avec lui. Simplement pour le consoler et le rassurer.



>><<


(SUITE)


Bill le remercia silencieusement avant de se rallonger. Il tenait toujours la main de Madame Reiser. Et quelques larmes coulaient toujours, ce qui attristait beaucoup Tom. Mais il ne voulait pas montrer cette tristesse. Pas devant Bill.




Pleine de sollicitude, madame Reiser borda le garçon et l'embrassa sur le front. Bill se blottit immédiatement dans les draps et ferma les yeux. On l'entendait encore renifler de temps à autres, mais tout doucement, il commença à se calmer. Certainement pas parce qu'il allait mieux. Plutôt parce qu'il était à bout de ses forces.




>> Essaie de dormir. Ca ira mieux après << chuchota tout bas madame Reiser avant de s'asseoir sur une chaise à côté du lit.

Tout trois se turent ensuite dans la pièce. Après tout, il fallait que Bill dorme. Madame Reiser caressait doucement le dos de la main de Bill, regardant en permanence le visage désormais détendu du garçon.




Après quelques minutes, on n'entendait plus que la respiration régulière de Bill. Il semblait dormir enfin, et ne plus penser à ce qui venait de se passer.




Ce n'est qu'à ce moment-là que madame Reiser osa enfin soupirer et dire quelque chose.



>>Il n'est pas venu à son heure de thérapie. Du coup, la psychologue a eu un doute et est venue me voir pour me demander s'il avait été dispensé de la séance d'aujourd'hui. J'ai tout de suite accouru à sa chambre, et c'est comme ça que je l'ai trouvé.<< expliqua-t-elle à Tom, accablée, sans quitter Bill des yeux.



>>J'espère que ce type va le laisser tranquille un jour<< ajouta-t-elle tout bas en continuant de caresser Bill.

>>Vous pensez qu'on doit alerter la police ? Il faut bien qu'on fasse quelque chose<< dit Tom en regardant sa supérieure.



>>Je ne sais pas. Bill vient de dire qu'on ne devait pas appeler la police lorsqu'on était dans sa chambre. Il n'arrêtait pas de répéter >Pas la police<. Et si le coupable lui infligeait quelque chose d'encore plus grave si nous allons voir la police ?<< Tom se leva, désespéré, et alla vers son protégé pour s'asseoir auprès de lui, sur le lit.




SUITEEE ( 24/09)


>> Je crois qu'il s'en prendrait forcément à Bill si nous faisions quelque chose qui ne lui plaît pas. Bill m'a dit une fois qu'il serait puni. Et apparemment, cet inconnu a appliqué ses menaces. Alors quelque part, ça serait risqué<< La situation dans laquelle les deux personnes se trouvaient était très délicate, pour chacune d'entre elles. Nulle ne voulait faire quelque chose de travers, sinon, les choses ne pourraient que devenir plus dangereuses. Mais ils ne pouvaient tout de même pas non plus laisser Bill se faire violer encore.




Madame Reiser et Tom discutèrent encore un moment sur le fait d'alerter la police ou d'attendre plutôt d'avoir plus d'informations sur le coupable. Il ne fallait pas qu'il frappe de nouveau et que Bill ait à souffrir davantage.



Au final, ils décidèrent qu'ils devaient poursuivre leurs recherches encore un peu. Mais la police serait immédiatement informée aussitôt que les hommes qui avaient été suspectés en tant que coupables seraient un peu mieux cernés. De cette manière, les choses ne seraient pas trop dangereuses pour Bill.



>><<




Les deux adultes attendirent patiemment et veillèrent sur Bill pendant son sommeil. Il fallait qu'il se repose. Ils voulaient encore lui demander, plus tard, s'il ne voyait pas d'inconvénients à ce que le médecin l'examine une fois de plus. Ses blessures ne devaient pas rester sans traitement.



Au bout d'un moment, environ deux heures plus tard, Madame Reiser dû pourtant quitter la pièce pour remplir ses fonctions de directrice dans cette clinique. Certes, cela ne lui disait rien de laisser Bill seul avec Tom, vu que le garçon pouvait avoir très peur de lui, mais elle ne pouvait pas faire autrement.



>> Je vous en prie, tenez-moi informée s'il se passe quelque chose<< demanda-t-elle à son employer avant de quitter la chambre.



Tom prit alors sa place et s'assit à côté du lit. Il prit même la main de Bill pour pouvoir ainsi le caresser un peu et lui montrer qu'il n'était pas seul. Tom aussi se demandait si c'était une bonne idée de rester désormais seul avec son protégé. Après tout, Bill avait tellement peur des hommes qu'il aurait pu subir une nouvelle crise.

Malgré tout, Tom resta assis là, légèrement tendu, et observa Bill dans son sommeil. Maintenant qu'il dormait paisiblement, il ressemblait à un ange, comme Tom pouvait le constater. Il avait l'air si innocent et gentil, ce qu'il était à vrai dire. Seules ces griffures déparaient cette image que Tom se faisait.



Tom écarta une mèche du visage du garçon en soupirant.

>>Comment peut-on seulement te faire subir ça ?<< demanda Tom en caressant une fois de plus la joue de Bill. Pour lui, faire autant de mal à un être aussi gentil n'avait pas de sens. Lui-même n'aurait jamais été capable de faire une chose pareille.


Alors que Tom reprenait la main de Bill et recommençait à la caresser légèrement, il ne réalisa pas immédiatement que son protégé était sur le point de se réveiller. Ce n'est que lorsque Bill enleva sa main d'un geste brusque et qu'il se glissa vers le mur qu'il le vit.



>>Alors ? Bien dormi ?<< demanda immédiatement Tom en souriant gentiment, sur quoi Bill hocha la tête avec réticence.

>>N'ai pas peur. Je ne te ferai rien. Je reste simplement assis ici, okay ?<< De nouveau, Bill hocha brièvement la tête et regarda Tom.


Une fois de plus, il ne savait pas s'il pouvait faire confiance à son responsable. Toutefois, il était à présent beaucoup trop faible pour s'en aller en courant. De plus, ça lui faisait vraiment beaucoup de bien de rester allongé là. Dans cette position, il n'avait pas trop mal.



>>Regarde qui je t'ai apporté<< Tom posa la peluche de Bill à côté de lui, après quoi le garçon la serra immédiatement dans ses bras, les yeux brillants.

















_______________________________________________________________________________________

Bonne rentré a toutes et a tous xD ! Moi ça commence demain :S

# Posté le lundi 11 août 2008 12:44

Modifié le mardi 23 septembre 2008 13:19

Message

Salut les filles , je tiens tout d'abord à m'escuser, du silence radio que j'ai fait durant ses trois dernier mois, mais je suis entrée en prepa éco, et je me suis rapidement laissé débordée. Jaurais qd même du vous laissez un petit message et je ne l'ai pas fait, c'est pourquoi je m'en escuse vraiment. Isa reprend la suite sur un nouveau blog.
Je vous fait a toutes plein de bisous, et je m'escuse encore.
lola.





+++Message d'Isa (TDL-fanfiction)+++

La fiction continue malgré tout. Je "reprends le flambeau" pour laisser le temps à Lola de s'adapter à la dure réalité de la prépa ^^

RDV sur

BILL-TOM-DESTIN.sky
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 02 mars 2009 17:17

Modifié le mardi 03 mars 2009 14:38