Wo Licht ist, da ist auch Schatten

Wo Licht ist, da ist auch Schatten
Wo Licht ist, da ist auch Schatten
Point de roses sans épines
(Qui dit lumière, dit ombre... mais dans le proverbe français c'est une rose)


Tous les patients, leurs responsables et même quelques professeurs se mirent en route pour le marché de Noël. Beaucoup se réjouissaient, surtout de refaire une vraie sortie et de voir des choses. Mais l'un d'entre eux n'était vraiment pas content. Bill!! Il marchait à côté de Tom, le regard baissé et ne levait la tête que lorsqu'ils avaient une rue à traverser.
S
on responsable réfléchissait à ce comportement. Il savait bien à présent que Bill aimait être seul. Mais était-ce si terrible que ça qu'ils soient maintenant en sortie avec un peu plus de gens?
«
Tout va bien, Bill ? » demanda Tom à son protéen posant sa main sur son épaule. Mais le garçon aux cheveux noirs ne voulait pas qu'on le touche et se dégagea de cette main en murmurant un léger « Non ».
S
ur ce, Tom rangea sa main. Il ne voulait pas oppresser son cadet. Les méninges de Tom se remirent à travailler. Comment allait-il à présent pouvoir se rapprocher de Bill ? Ou trouver pourquoi il était si terrible pour lui que les autres patients soient là ?
«
Tu aimes l'hiver, n'est-ce pas ? » Bill leva enfin les yeux et regarda Tom. Ce ne fut certes que pour quelque secondes, mais au moins il avait réagit à ce que Tom avait dit. Il répondit à la question qui lui avait été posée par un hochement de tête.
«
Je l'ai remarqué. Tu as fait beaucoup de dessins sur lesquelles on voit de la neige. » dit Tom en souriant, à présent certain que les dessins de Bill ou son don étaient de bons sujets pour parler avec Bill.
«
Est-ce que tu aimes aussi Noël ? » Bill réfchit brvement à cette question et secoua ensuite la tête. Ce qui étonna un peu Tom. Il savait bien que beaucoup de gens n'aimaient pas les fêtes de Noël, mais en ce qui concernait Bill, il aurait cru qu'il aimerait.
« Fêter seul » murmura alors Bill en baissant à nouveau les yeux.
« Pourquoi dois-tu le fêter seul ? La clinique doit bien organiser une jolie fête, non? » Bill acquiesça. Tom ne comprenait pas bien pourquoi dans ce cas Bill n'aimait pas noël. Bill avait-il envie de le fêter seul mais n'en avait pas le droit.
« T
u veux dire que tu aimerais le fêter seul, mais que tu ne peux pas parce que la clinique fait une fête où tu es obligé d'aller ? Et c'est pour ça que tu n'aimes pas Noël ? » Bill regarda à nouveau Tom puis acquiesça d'un signe de tête. On pouvait clairement voir dans ses yeux qu'il était étonné que Tom l'ait compris. Alors qu'il n'avait émit que deux mots.

«
Mais Noël se fête avec tout le monde. Avec sa famille. Avec ses amis. Avec les gens qu'on connaît. » Tom savait que Bill n'avait pas de famille avec laquelle il aurait puter Noël. Personne qui venait lui rendre visite. Et même les amis semblaient lui manquer, puisque il ne laissait personne se rapprocher de lui.
« Pas de famille, pas d'amis. » murmura Bill en regardant à nouveau la neige sur laquelle il marchait. Sans plus relever les yeux.
T
om remarqua de lui-même que poursuivre ce sujet n'avait plus vraiment de sens. Cela ne faisait que rendre Bill encore plus triste qu'il ne ltaitjà. C'est pourquoi il laissa tomber et, comme son patient, ne parla plus durant le reste du trajet.
Il se passa dix bonnes minutes avant que le groupe n'arrive au marché de Noël. On y respirait déjà la merveilleuse odeur des délicieux petits plats et du pain d'épice. On pouvait également bien sentir l'odeur du vin chaud qu'on vendait partout.
Bill
aimait cette odeur. Mais le fait qu'il y ait tant de monde autour de lui le dérangeait. Tous les responsables, les autres patients et en plus de ça, tous ces étrangers, l'empêchaient de pouvoir vraiment en profiter.
Ils marchèrent le long de la rue en contemplant tous les stands. Certains s'arrêtèrent même un instant pour s'acheter quelque chose à manger ou à boire. D'autres achetèrent aussi des cadeaux de Noël. Mais Bill ne fit rien de tout cela. Il se contentait de rester debout, en silence à coté de Tom, regardant quelques choses.
T
om n'aimait pas ce spectacle. Il voyait que Bill apprécierait mieux le fait dtre ici s'ils étaient un peu plus seuls tous les deux. Ça aurait été bien sûr encore mieux si Bill avait été seul au marché de Noël, ce qui n'était évidemment pas possible.
Tom
alla vers la directrice, Madame Reiser, en soupirant, entraînant Bill avec lui par la main. Cependant Bill se détacha vite de lui vu qu'il ne voulait pas qu'on le tienne par la main. Il préférait marchait de son plein gré à coté de Tom. Sans qu'on le touche



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@ Clem: Si Bill n'aime pas être entouré, c'est parce que ce genre de présence l'opresse, non ? En fait tu le trouve pas "mou" ou "indifferent" au monde qui l'entoure?
@DYNO: Je sais pas ...t'as qu'a lui dire d'essayer ...XD

# Posté le samedi 15 mars 2008 08:32

Modifié le jeudi 08 mai 2008 15:12

Wo Licht ist, da ist auch Schatten (part 2)

Wo Licht ist, da ist auch Schatten (part 2)


« Madame Reiser ? Je pense qu'il serait mieux que
j'aille faire un to
ur seul avec Bill. Nous ne ferons que nous balader, nous asseoir pour manger quelque chose, puis nous rentrerons à la clinique tout de suite après. » Bill parut un peu étonné à ces mots mais semblait malgré tout se réjouir en un sens. Certes, il ne souriait pas et ne montrait d'aucune manière qu'il trouvait cette proposition bonne, mais Tom vit à nouveau cette lueur dans les yeux.
Cependa
nt Madame Reiser n'était pas tout à fait d'accord avec cette idée. Elle voulait intégrer Bill au groupe une bonne fois pour toute. Elle voyait bien évidemment que jusqu'à maintenant cela avait été sans succès.
« S'il vous plaît...
Je pense que ça lui ferait vraiment plaisir. » Tom apporta encore quelques arguments sur le fait que ça pourrait faire plaisir à Bill, qu'ils pourraient ainsi apprendre à se connaître un peu mieux, et cetera. La directrice se laissa alors amadouer.
«
Bon, d'accord. Mais vous rentrerez à l'heure. Et vous veillerez à ce qu'il mange vraiment quelque chose. » Tom acquiesça et promit de faire bien attention à Bill, alors qu'ils poursuivaient déjà leur chemin tous les deux, seuls, sans le reste de groupe.
Effectivement, Tom
avait eu raison. Bill semblait désormais plus détendu et plus décontracté. De plus, il s'arrêtait à présent devant certains stands, regardant tout ce qu'on pouvait acheter. Cependant il ne dépensa rien. Soit il n'avait envie de rien, soit il n'avait pas d'argent. Cela devait sûrement être la dernière solution. Il n'avait désormais pas de famille pour lui donner un peu d'argent régulièrement.
Ils s'arrêtèrent
précisément devant un stand où l'on vendait des friandises. Ça sentait vraiment très bon, ce qui leur plut à tous les deux. Le regard de Bill s'accrocha littéralement au stand de biscuits enrobés de chocolat, ce qui bien sûr n'échappa pas à Tom.
« T'ai
merais en avoir un peu ? » demanda Tom à son cadet en lui indiquant les biscuits. Bill hésita un moment puis murmura un léger « Pas argent ». A ces mots, Tom sortit immédiatement son portefeuille de sa veste et acheta un énorme sac plein de biscuit au garçon aux cheveux noirs.
Lorsqu'il remit le sa
c de friandises à Bill, il vit à nouveau cette lueur dans les yeux de l'adolescent. Rien qu'à ce regard, Tom pouvait reconnaître quand Bill était content. Même si ne le montrait pas vraiment.
« Merci, » dit
Bill en prenant immédiatement un des biscuits pour le manger. Tom sourit et ajouta que ça lui faisait plaisir.
Ils
poursuivirent leur chemin, pendant que Bill s'enfilait les biscuits les uns après les autres. C'était assez bizarre étant donné que Tom n'avait jusqu'à présent jamais vu Bill manger beaucoup. Et voilà que maintenant, il s'empiffrait littéralement, ce qui, évidemment, faisait plaisir à Tom.
La nuit
tomba lentement, et le marché ne fut bientôt plus éclairé que par les nombreuses lumières. Tout cela semblait vraiment romantique. On pouvait vraiment ressentir l'ambiance de Noël cette année. Mais si Bill la ressentait lui aussi, ça Tom ne le savait pas.
Bill s'arrêta étrange
ment devant l'un des stands. Tom fit tout de suite de même, se postant à coté de son protégé. Cette fois il s'était arrêté devant un stand bondé de peluches. Il y avait surtout beaucoup de chiens, ce qui semblait fasciner Bill.
U
n chien blanc un peu plus petit, un caniche, semblait attirer toute son attention. Bill fixait en permanence la petite peluche. « Paddy » murmura-t-il en oubliant même de continuer de manger.
« Paddy ? » dem
anda Tom en essayant de discerner, lequel des animaux Bill fixait. Jusqu'à ce qu'il découvre le caniche.
« Tu as
déjà eu un petit caniche qui s'appelait comme ça ? » conclut Tom en regardant Bill d'un air interrogateur. Bill hocha légèrement la tête, continuant de regarder le chien, comme fasciné. Tom sourit et prit quelques notes imaginaires. Bill avait donc eu un chien.
Tom pris le ch
ien en peluche et l'acheta au marchant. Bill observa la scène, tenant toujours ses biscuits à la main. « Je te l'offre. Pour que tu ais un souvenir de cette journée. » Tom remit en souriant un petit cadeau à Bill pour la deuxième fois de la journée.
B
ill prit le chien dans sa main et son visage tout entier rayonnait à présent. Il souriait même, ce qui rendit Tom vraiment fier. Il était si facile de faire plaisir à ce garçon. Pourquoi est ce ça avait été si dure de l'aider pour les autres responsables ?
Bill serra la pelu
che contre lui, souriant toujours, et remercia Tom à nouveau. A présent, même Tom s'était mis à sourire. Parce qu'il était heureux d'avoir fait quelque chose de bien pour Bill et que c'était vraiment très mignon de voir Bill faire des câlins à la peluche.
« Maintenant conti
nuons. Il commence à faire de plus en plus froid et il faut encore que tu manges quelque chose de correct » dit Tom en reprenant le chemin avec Bill. Cette fois le garçon aux cheveux noirs accepta même qu'on lui tienne la main.
Il
rangea les biscuits dans la poche de sa veste vu qu'ils recherchaient désormais une petite collation. Ils trouvèrent une petite cabane à frites vers laquelle ils se dirigèrent directement pour s'acheter quelque chose.
Les deux p
etites attentions que Tom avait eues pour Bill avaient totalement détendues l'atmosphère. Maintenant Bill acceptait même de manger quelque chose de consistant. Tom avait pourtant eu peur que Bill ne soit pas trop d'accord.
Ils s'i
nstallèrent sur l'un des bancs avec leurs plats chauds dont il émanait une délicieuse odeur, et commencèrent à manger. Bill posa pendant ce temps son chien sur la table, souriant sans cesse à la peluche. Tom trouvait très mignon la façon dont Bill se réjouissait. Il eu presque l'impression que c'était pour Bill son tout premier cadeau.
« Est
ce que le chien te plait ? » demanda le responsable à son protégé en le regardant. A ces mots, Bill répondit. Mais il n'offrit pas de sourire à son aîné. Il n'y avait qu'au petit cadeau qu'il avait reçu qu'il montrait son sourire.
Il se contenta de hocher la tête pour répondre à la question de Tom, puis offrit à nouveau toute son attention au chien. Même si ce n'était pas très gentil de la part de Bill vu qu'après tout c'était Tom qui lui avait fait ce cadeau, ce dernier ne lui en voulu pas le moins du monde. Il savait bien qu'il se passerait encore beaucoup de temps avant que les deux se comprennent mieux. Tom savourait le fait que Bill soit heureux l'espace de quelques minutes. Même si c'était seulement le caniche et pas vraiment lui qui provoquait chez lui cette bonne humeur.
Le repas se déro
ula comme Tom se l'était imaginé. Bill avait contemplé l'animal en peluche alors que lui n'avait pas reçu la moindre attention, ce qui toutefois ne le dérangea pas trop.
Il pouvait com
prendre le fait que Bill ait des problèmes avec les gens. Justement, un garçon dont on a abusé se méfie des autres. Pour Tom c'était tout à fait compréhensible. Mais il savait bien que quelque part, c'était grâce à lui que Bill souriait désormais de temps à autre. Toutefois, il ne pensait pas que cela allait durer.
« Tu
as fini ? Dans ce cas, on pourrait encore aller regarder ce qui reste. » Tom se leva en souriant et jeta à la poubelle l'assiette en carton sur laquelle ils avaient mangé leurs pommes frites.
Bill se leva à
son tour, cependant il n'avait plus l'air aussi heureux qu'auparavant.
« Rentrer, » dit do
ucement Bill en regardant le sol. Il tenait toujours le chien à la main.
Tom regarda Bill d
'un air étonné. « Tu veux déjà rentrer ? Mais nous avons encore quelques stands à regarder » Bill secoua la tête et répéta « Rentrer » Quel choix restait-il à Tom à part celui d'accepter la demande de Bill et de se mettre avec lui en route pour la "maison" ?
Le comportement
jusque là confiant de Bill redevint brusquement celui d'avant, replié sur lui-même. Il ne voulait plus tenir la main de Tom. Ce pourquoi Tom ne put s'empêcher de soupirer. Tout se passait encore tellement bien à l'instant. Il s'était rapproché de Bill et pouvait même le toucher, mais à présent, retour à la case départ.
A chaque fois que Tom
pensait avoir progressé, Bill chamboulait tout à nouveau. Et si ça se passait toujours comme ça? Si dès que Tom se rapprochait un peu de son protégé, les choses redevenaient ensuite comme elles étaient avant ?
Ainsi, Tom ne pourra
it jamais faire preuve d'aucune réussite. Et s'il n'arrivait pas à "soigner" Bill, celui-ci passerait toute sa vie dans une clinique. On ne lui attribuerait plus de responsable. Ca serait la fin pour Bill, tel fut le diagnostic de Tom. Sans personne pour l'aider, pour rester avec lui chaque jour, il n'y parviendrait jamais. Après tout il avait besoin de quelqu'un qui l'aide à retrouver le droit chemin. Et Tom était désormais la dernière chance du garçon.



Joyeuses Paques =D

# Posté le dimanche 23 mars 2008 05:04

Modifié le jeudi 08 mai 2008 17:08

Part 2

Part 2
Tom et Bill étaient déjà rentrés depuis longtemps à la clinique tandis que les autres se baladaient encore au marché. Comme Tom ne voulait pas laisser Bill seul, il le suivit dans sa chambre. Sur l'emploi du temps, il était l'heure des activités communes de toute manière. Du coup, Bill ne pouvait pas s'y opposer.
Bill, qui ne voulait plus lâcher son chien, retira sa veste et déposa le sac de biscuits qui était encore à moitié rempli sur la table de nuit. Il s'assit ensuite sur le rebord de la fenêtre avec bien sûr le caniche dans les bras, et regarda au dehors, dans l'obscurité.
Le responsable du garçon aux cheveux noirs retira sa veste à son tour et la posa sur le dossier de la chaise de bureau.
« Est ce que la soirée t'a plu, Bill ? » demanda-t-il immédiatement a son protégé, étant donné qu'il ne voulait pas perdre de temps pour aider Bill. Et après tout, il n'y a qu'en lui parlant et en essayant de se rapprocher de lui qu'il pouvait le faire.
« Oui » émit Bill, absent, en continuant de fixer l'extérieur. Il semblait observer la neige qui était en train de tomber tout doucement du ciel.
« Penses-tu que nous pourrions refaire quelque chose comme ça ? Tout les deux ? Sortir quelque part ? » Tom s'avança plus près vers Bill et s'arrêta derrière lui.

Bill semblait réfléchir à la question. Jusqu'à ce qu'il réponde par un « Non ». Cette réponse surpris un peu Tom. Bill ne voulait-il vraiment rien entreprendre avec lui ?
« Pas le droit » murmura Bill en caressant son chien sur la tête comme si c'était un vrai.
« Tu n'as pas le droit de sortir ? Madame Reiser n'autorise-t-elle aucune petite excursion ? » Bill secoua la tête, le regard encore et toujours dirigé vers l'extérieur.
« Dangereux » Cela éclaira alors Tom. Lors d'une telle action, Bill aurait pu s'enfuir ou il aurait pu se passer quelque chose. Mais est-ce que ça ne pourrait pas faire du bien à Bill de pouvoir sortir de temps en temps ?
Tom posa sa main sur l'épaule de Bill comme il l'avait déjà fait sur le chemin du marché de Noël. Bill frémit à ce contact.
« Non » murmura-t-il alors avec crainte, avant de se recroqueviller encore plus contre la fenêtre. Tom retira immédiatement sa main.
Le responsable se mit à réfléchir sérieusement. Bill n'avait peur qu'auprès de lui ou auprès d'autres hommes ou jeunes hommes. Le garçon qui l'avait touché la veille au déjeuner avait effrayé Bill. Et avec Tom aussi il frémissait souvent. Il n'y avait qu'avec les femmes qu'il était différent. La directrice de la clinique avait souvent touché Bill au marché de Noël. Même si ce n'était que brièvement. Elle l'avait même pris dans ses bras le jour où Tom était arrivé ici. Même la psychologue de Bill avait pu plusieurs fois caresser la main de Bill.
« Tu n'aimes ni les hommes ni les gars, n'est ce pas ? ». Bill secoua la tête, paniqué. Il avait incroyablement peur, ce qui mit Tom très mal à l'aise. Il voulait se rapprocher de Bill, pas l'effrayer.
« Est ce que un homme ou un garçon t'as déjà fait du mal ? » C'était très risqué de la part de Tom d'avoir poser cette question de façon aussi directe. Mais après tout il fallait qu'il apprenne d'une façon ou d'une autre ce qui était arrivé à Bill. Alors il saurait au moins comment se comporter avec son patient.
Bill ne répondit pas à cette question. Il se contenta de se blottir contre la vitre, encore plus inquiet, et se mit même à sangloter. Il murmura quelque chose que Tom ne comprit pas. Cependant, Tom comprit clairement que Bill parlait dans une autre langue. Le chien en peluche fut serré très fort contre le corps frêle.
« Hey Bill. N'ai pas peur. Je ne te ferai rien. Et tu n'es pas obligé de répondre à la question si elle te met mal à l'aise ou qu'elle te fait peur. » Même cela ne calma pas le garçon. Il se mit à trembler encore plus fort et avait les yeux complètement écarquillés. De la panique ! C'était tout ce que Tom pouvait discerner dans ses yeux.
« Bill s'il te plait. Ecoute-moi. Je ne te ferai rien. » Tom ne savait pas vraiment quoi faire. Bill avait peur de ses contacts. Alors il évita de toucher le garçon aux cheveux noirs à ce moment précis. Il préférait essayer de calmer le garçon avec des mots.
Bill continuait toujours de bafouiller quelque chose pour lui-même. Tom savait exactement ce qui lui arrivait. Il était sûrement prisonnier de son passé. Il devait endurer à nouveau des choses qu'il avait déjà vécues. Ce qui est arrivé un jour, remonte à la surface et le replonge alors mentalement dans cette époque.
« Bill! C'est moi, Tom. Tu m'entends ? » Au lieu d'écouter la voix de Tom, Bill se mit à trembler un peu plus, cramponnant fermement ses propres mains à ses cuisses. Il avait laissé tomber le chien. Ses yeux étaient encore grand ouverts alors qu'il regardait fixement au dehors.


SUITE



Tom était au bord du désespoir. Avait-il bouleversé le garçon par cette simple question ? Ou lui avait-on déjà posé cette question ? Peu de temps avant qu'il se passe quelque chose d'atroce ? Tom ne le savait pas mais il voulait le découvrir.
Etant donné que Bill n'arrivait plus à se calmer, Tom prit finalement le garçon dans ses bras et serra le corps tremblant contre lui. Bill ne s'y opposa même pas tellement il était prisonnier de son « rêve ».
Avec beaucoup d'effort, Tom réussit à soulever le corps en crise du garçon dans ses bras et à l'amener jusqu'à son lit. Bill y continua à trembler. Il se tordait aussi légèrement sur son lit.
Tom s'assit rapidement aux cotés de Bill, continuant d'essayer de le calmer.
« Chht Bill. Je suis avec toi. Tu entends? » Ils se passèrent encore quelques minutes sans changement, durant lesquels Bill chuchotait des mots incompréhensibles pour Tom. Il se passa un long moment avant que Bill s'arrête de trembler à ce point. Mais il fini par se calmer. Très lentement, certes, mais il y parvint.
Bill tremblait de moins en moins. Ses yeux étaient fermés. Il ne parlait plus non plus, et ne semblait plus aussi paniqué, que quelques instants auparavant.
Tom berça légèrement Bill dans ses bras, observant son patient endormi. Cette crise l'avait beaucoup choquée. Tellement qu'il venait de remarquer qu'il avait à présent lui-même les larmes aux yeux.
Il avait eu terriblement peur de ne pas réussir à calmer Bill. Mais il y était parvenu. Il rallongea doucement Bill sur le lit pour aller chercher le chien qui reposait sur le sol et l'apporter à Bill.
Il borda avec précaution le garçon aux cheveux noirs et lui mit le chien dans les bras avant d'éteindre la lumière et de s'asseoir par terre devant le lit.
Il ne voulait pas que Bill passe la nuit seul. Au cas où il refaisait une telle crise. Il préférait veiller. Au moins jusqu'à ce que Bill se réveille dans la nuit et le flanque à la porte.
Il prit la main de Bill et lui y souffla un court baiser
***
L'aîné se réveilla en pleine nuit, lorsqu'il entendit un léger gémissement. Il se redressa immédiatement sur le sol et essaya et distinguer qui était en train de pleurer. C'était bien sûr Bill qui était allongé sur son lit, recroquevillé, pleurant pour lui-même.
« Bill ? Qu'est-ce que tu as ? » Tom tendit tout doucement la main vers lui, mais le garçon au cheveux noirs se recula d'un bond.
« Non. » dit-il, paniqué, en regardant Tom. « Pas de sexe... s'il te plait » chuchota le garçon, tremblant, en regardant toujours son responsable dans les yeux avec inquiétude. Ces mots frappèrent Tom de plein fouet. Bill croyait qu'il voulait coucher avec lui ? Pourtant, s'il était là, c'était uniquement pour s'occuper de lui.


SUiite !!

« Mais non Bill. Je ne veux pas coucher avec toi. Tu as eu une crise tout à l'heure, du coup je t'ai ramené dans ton lit. Je ne voulais pas te laisser seul, au cas où quelque chose de ce genre se reproduise. » Dit Tom à Bill en le regardant dans les yeux avec sincérité.
« Madame Reiser est passée tout à l'heure pour te voir. Tu dois prendre ces comprimés si tu as peur à nouveau. Tu en veux un ? » Tom tendit à Bill le paquet de sédatifs pour qu'il puisse en prendre un si nécessaire.
Bill se jeta sur la boite et la déchira littéralement. Il sortit quelques pilules de l'emballage plastique et s'apprêta à toutes les avaler d'un coup. Mais Tom l'en empêcha. Très prudemment, il retint la main de Bill, ce qui le fit émettre à nouveau un léger « Pas de sexe ».
« Je ne veux pas coucher avec toi, Bill. Mais ça fait trop de comprimés. Un seul. Tu ne dois pas en prendre plus, ok ? » Bill secoua la tête et voulu libérer sa main. Sur ce, Tom lui enleva simplement les comprimés de la main de sorte que son protégé n'avale pas trop de médicaments. Puis il lui donna un comprimé.
Bill l'avala avec avidité en se redressant. Il s'était remit à trembler un peu, mais cette fois au moins, il était totalement conscient. Même s'il était de nouveau un peu paniqué.
« Ecoute, Bill. Je veux t'aider. Pas te faire de mal. » Bill regardait Tom dans les yeux, écoutant son responsable avec attention, puis il hocha la tête, signe qu'il avait compris. Tom s'assit tout doucement au bord du lit. Ce qui fit à nouveau reculer Bill d'un bond, tirant le drap sur lui.
« N'ai pas peur. Je ne te ferai rien. Est-ce qu'il faut que je m'assoies plus loin ? Au bureau ? » Bill acquiesça. La proximité lui était insupportable. « Mais en revanche on va parler, ok ? » Bill hocha la tête avec hésitation à cette question.
Tom fit exactement ce qu'il avait promis au garçon. Il se leva et prit place au bureau. « Tu pensais que je voulais coucher avec toi ? » demanda Tom directement à son patient vu qu'il pouvait maintenant à peu prêt s'imaginer pourquoi Bill avait aussi peur.
« Oui » répondit Bill tout bas, remarquant à présent le chien allongé à ses côtés sur le lit. Il l'attrapa rapidement et le serra à nouveau contre lui.
« Est-ce qu'on t'a déjà forcé à coucher ? » A cette question ; Bill se crispa de nouveau brusquement et regarda Tom, paniqué. « Tu n'as toujours aucune raison d'avoir peur. Tu dois seulement répondre. Je ne te ferai rien après évidemment. Promis. »
Bill détourna son regard de Tom, regardant exclusivement sur le coté. On voyait vraiment que ça travaillait dans sa tête. Il n'avait pas du tout l'habitude qu'un aide-soignant lui répète aussi souvent qu'il ne lui ferait rien. Tom était peut-être bien différent des autres.
Ce n'est qu'au bout de quelques minutes que Bill finit par hocher la tête avec hésitation. Cette question le mettait très mal à l'aise, certes, mais après tout, Tom venait de lui promettre qu'il ne lui ferait rien après. Cependant il avait un peu peur que son responsable fasse de nouveau la même chose que ce que les autres avaient fait après avoir obtenu cette réponse.
« Je suis désolé. Tu n'as pas mérité ça. Mais maintenant je comprends pourquoi tu es aussi craintif. Par rapport à moi. » A vrai dire, Tom savait déjà depuis le début que Bill avait été violé. Sinon il ne serait pas ici, dans cette clinique.
« Est-ce que ça t'est arrivé souvent ? » Tom savait que cela ne plaisait pas à Bill de répondre à ce genre de questions. C'est pourquoi il lui dit aussi qu'il pouvait à tout moment dire s'il ne voulait plus parler.
« Oui. Souvent. Encore et encore. » dit Bill en regardant toujours sur le coté. Il semblait attendre quelque part que Tom fasse quelque chose.
« Tu as également peur de moi. Mais je ne te ferai rien. Ce qui t'est arrivé, ça s'est pourtant passé il y a longtemps, non ? Avant que tu arrives à la clinique. Ici, personne ne t'a encore jamais rien fait. Alors tu n'as pas de raison d'avoir peur ici. » Tom n'en était évidemment pas certain. Mais puisque Madame Reiser ne lui avait rien mentionné à propos d'un autre viol au sein de la clinique, il partait du principe que ça devait remonter à loin. Mais au grand étonnement de Tom, Bill secoua la tête.
« Ici. Mon lit. Encore et encore. » chuchota Bill en se recroquevillant contre mur. Tom regarda son protégé d'un air terrifié. Que voulait-il dire par là ? Qu'on l'y avait forcé ici, dans son lit ? Mais c'était impossible.
« Quelqu'un t'a violé ici, dans ton lit ? » Muet, Bill hocha la tête, puis il murmura encore un léger « Encore et encore ».



@ Sandy: Mais qui a dévoilé quoi ?

# Posté le mercredi 02 avril 2008 15:00

Modifié le jeudi 08 mai 2008 17:25

HORS SUJET

HORS SUJET
Salut les filles ! tout d'abord je veux vous remercié d'etre fidèle a cet fiction et vous faire a toute plein de bisous !

Ensuite je voudrais vous parler d'un projet qu'on organise ac un groupe de fille! C'est un cadeau pour l'anniversaire de Gustav ! Donc voila le blog mere

Ensuite pour les "sudiste un blog a été crée pour un rassemblement des filles qui voudraient y participer. Il aura lieu à marseille ! donc venez vous inscrire ici



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Autre Chose



hey les gens fo m'aider !!!!! lol

alor lui c'est FLAMBI, un super bon guitariste ( j'étais obliger !! lol)

il ne vit que pour la musique et sa chère et tendre IBANEZ !!!

il vient de faire le clip de sa première compo : no shred 1 st composition

le problème c'est qu'il a un rêve !!! Mais pas le tout piti rêve banal .....

il rêve de faire la première partie de JOE SATRIANI à londres !!!!!

j'ai envie de l'aider et je sais qu'il a besion de moi !!!! lol

donc il faut que vous alliez tous voter LA

mais d'abord faut vous inscire LA ( sinon sa marchera pas) !!!

S'IL VOUS PLAIT AIDER LE SE SERAIT COOL MERCI POUR LUI <3 !!!!!

# Posté le mercredi 16 avril 2008 13:55

Modifié le lundi 28 avril 2008 11:35

Jede Münze hat zwei Seiten

Jede Münze hat zwei Seiten
Le revers de la médaille.
(première partie)


Anxieux, Tom faisait les cent pas dans sa chambre. Il était vraiment tourmenté depuis qu'il avait appris que Bill avait aussi été violé ici, à la clinique. On devrait pourtant penser que dans une telle clinique, les patients étaient en sécurité. Mais sur ce point, Tom c'était bel et bien trompé.

Même ce matin-là, avant que Bill aille à l'école, le garçon avait toujours un peu peur de Tom et semblait vraiment paniqué. C'est pourquoi Tom avait quitté assez vite la chambre de Bill pour rejoindre la sienne et réfléchir à la nuit.

Madame Reiser savait-elle que l'un de ses patients avait subi un viol ? Dans sa clinique ? Sûrement pas ! En tout cas, elle n'avait pas parlé d'un abus de plus à la clinique. C'est pourquoi Tom débattait avec lui-même pour savoir s'il devait le dire ou non.

Mada
me Reiser avait le droit de savoir ce qui se passait dans sa clinique. Mais d'un autre côté, Tom ne voulait pas aller la voir sans la permission de Bill et lui rapporter ce qu'il avait appris. Toutefois, Tom était conscient que Bill n'approuverait jamais s'il le lui demandait. Du coup, le responsable se mit en route pour aller voir sa chef. Même s'il se sentait mal car il avait l'impression de tromper son protéger.


(suite)


C'e
st avec cette sensation dans le ventre que Tom marcha le long du couloir en cherchant déles mots appropriés. Comment était-il censé expliquer à Madame Reiser que Bill avait été violé, ici, dans sa clinique ?

L
e chemin du bureau paru beaucoup plus court à Tom que d'habitude. Il frappa à la porte, nerveux, et attendit jusqu'à ce qu'on lui dise d'entrer. Sa supérieure l'attendait décar elle voulait absolument savoir s'il quelque chose de plus s'était passé la veille.

« Monsieur Kaulitz. Prenez place » Dit elle en souriant, après quoi Tom s'assit sur la chaise en mordillant ses lèvres l'air tendu. « Alors ? Comment ça s'est passé hier soir? »

Mad
ame Reiser semblait vraiment pleine d'espoir. Vu que ni Tom ni Bill n'était venu la voir en pleine nuit, elle partait de l'idée que rien de grave ne s'était passé.

Mais Tom allait sûrement beaucoup la décevoir sur ce point. Ce n'était certainement pas une bonne nouvelle d'apprendre que l'un de ses >cas problématiques< continuait de se faire abuser et que c'était sans aucun doute l'une des raisons pour laquelle il n'avait jamais pu s'en sortir dans sa vie.

«
Ca n'a pas aussi bien marché que je l'espérais. Lorsqu'on était au marché de Noël, ça allait encore. Bill était vraiment détendu et j'ai même réussi à lui faire plaisir en lui achetant quelques biscuits et un chien en peluche. Il a certainement lui-même déjà eu un chien. Un caniche. Il n'a pas arrê de chuchoter „Paddy“ lorsqu'il a vu le chien. Donc son chien devait s'appeler Paddy. » Tom raconta donc à Madame Reiser tout ce qui c'était passé sur le marché. Enfin c'est seulement la bonne partie de toute l'histoire. Mais ensuite venait la mauvaise.


(suite)


« V
ous savezjà qu'il s'est effondré. C'est pourquoi je voulais rester auprès de lui toute la nuit au cas où il se passerait encore une chose de ce genre. Il s'est réveillé ensuite au milieu de la nuit et était vraiment en panique. Il pensait que je voulais coucher avec lui.

J'ai
alors voulu discuter un peu avec lui et je me suis donc assis assez loin de lui pour qu'il n'ai plus peur. C'est comme ça que j'ai appris qu'il avait été violé plusieurs fois. Même ici, dans la clinique. Il a dit « Ici. Mon lit. Encore et encore » Je crois que ce qu'il a voulu dire est clair »

A
lors que Tom racontait tout cela, ses mains devenaient de plus en plus moites. Il était très nerveux car il avait peur de prétendre indirectement que la clinique que Madame Reiser dirigeait n'était pas sûre. Ou plutôt que certains des employés portaient sûrement la main sur les patients. Il se pouvait que Bill ait été le seul. Mais le fait n'en était pas moins que Bill ne pouvait pas être >soigné< à cause d'une raison précise. Parce qu'on abusait de lui sans arrêt.

Le visage de Madame Reiser devenait de plus en plus blême. Elle était sous le choc. C'était pourtant son travail de veiller au bien être de ses protégés. Mais elle avait échoué. Elle aurait pourtant dû remarquer que quelqu'un continuait de poser la main sur Bill.

Suite


«
Je ne m'en suis jamais rendu compte » dit-elle légèrement paniquée en regardant Tom le regard vide. Pas étonnant que son cas le plus problématique n'avait jamais été guéri ou n'avait jamais montré aucune amélioration.

« Son ét
at ne s'est jamais amélioré. Mais il ne s'est pas dégradé non plus. Je pensais qu'il lui était arrivé quelque chose de très grave avant qu'il arrive ici, et qu'il n'arrivait tout simplement pas le supporter. Je n'avais pas du tout idée. »

Tom s
entait clairement que sa chef s'en voulait de plus un plus. En même temps il pouvait la comprendre. Il savait qu'elle n'aurait pas pu y arriver, si ltat de Bill ne stait vraiment jamais amélioré.

« Mais on ne l'examine jamais ici ? N'a-t-on jamais trouvé de blessures ? » Pour Tom, il allait de soit que les patients se faisaient régulièrement contrôler. Après tout, quelques uns ici se battaient contre de lourdes dépressions. Donc on devait forcément les examiner pour vérifier qu'ils ne se blessaient pas eux-mêmes.

« Si. Une fois par mois on les envoie tous chez le médecin. Mais le médecin qui est responsable de la clinique a toujours dit qu'il était en forme au niveau du corps. » Tom songea. Et si c'était lui le coupable? Peut-être qu'il avait violé Bill à maintes reprises? Il aurait dû trouver des blessures si le garçon continuait de se faire abuser.

Suiiite
« Pen
sez-vous que le médecin est derrière tout ça ? » Madame Reiser posa directement la question et regarda Tom d'un air interrogateur ; celui-ci acquiesça, pensif.

« Je suppose qu'il a quelque chose à voir là-dedans. Mais si c'est lui qui abuse de Bill à répétition, ça je ne sais pas. Mais il doit savoir quelque chose. »

M
adame Reiser pensait exactement la même chose. Même si elle s'était toujours très bien entendue avec le médecin de la clinique, elle voulait aller au fond de cette affaire. Il fallait vraiment qu'elle fasse quelque chose. Elle devait éviter que Bill continue de se faire violer.

« Je vais aller lui rendre visite après. Si vous avez le temps, je vous demanderais de venir avec Bill et moi. Il faut qu'il l'examine en profondeur. Et nous assisterons. »

Etait-ce vraiment une bonne idée que Bill se fasse examiner devant Madame Reiser et Tom? Bill avait visiblement peur des hommes. Par conséquent, de Tom aussi. Mais il voulait bien essayer. Et si ça ne fonctionnait pas du tout, il attendrait dehors. Il fallait qu'il y ait au moins Madame Reiser pour vérifier que tout aille bien pour Bill.

Et
elle voulait aussi absolument interroger un peu le médecin. Quelque chose allait forcément de travers. Tom et Madame Reiser ne pouvaient pas se l'expliquer autrement.


Suite



>><<


Bill a
vait enfin terminé sa journée d'école. Comme toujours il n'avait pas vraiment pu travailler avec les autres et était resté assis à sa place la plupart du temps, en silence. Lui aussi réfléchissait beaucoup pensé à la soirée. Il se sentait très mal à l'aise, puisque au fond il n'avait pas voulu raconter autant de chose à Tom.

Tom ét
ait pour le garçon comme tous les autres responsables. C'est pourquoi il ne voulait pas se laisser aveugler par son air sympathique. A un moment ou un autre il montrerait sa véritable nature. Bill devait maintenir debout ce mur qu'il avait construit, par n'importe quel moyen. Tom n'avait pas le droit de lemolir comme ça pour entrer dans le monde de Bill. Sinon l'adolescent n'en serait que de nouveau blessé.

Perdu dans ses pensées, Bill alla dans sa chambre. Sans se douter qu'on l'y attendait. Il ouvrit la porte et jeta son sac à dos à coté du lit. Lorsqu'il vit ensuite les deux personnes dans sa chambre, il poussa un petit cri de stupeur. Il ne s'attendait pas à ce que Tom et Madame Reiser soient ici. C'est pourquoi il fût vraiment effrayé.

« N'a
i pas peur, Bill. Nous voulons seulement discuter avec toi. Nous ne te ferons rien. » Chuchota Madame Reiser qui s'en voulait un peu étant donné qu'elle aurait pu penser que son patient serait aussi effrayé.

« Nous ne voulions pas te faire peur. » ajouta-t-elle avant d'avancer jusqu'au garçon pour pouvoir le prendre dans ses bras. Bill se laissa faire, ce qui au fond n'étonna pas spécialement Tom. Après tout, les femmes ne posaient pas de problème à Bill.

Lentement le garçon aux cheveux noirs repris son calme. Il restait malgré tout très surpris. Après tout il ne savait pas ce que Madame Reiser et son responsable lui voulaient.

« C'e
st à propos d'hier, comme tu dois certainement t'en douter. » Tom ne voulait pas faire languir Bill trop longtemps et c'est pourquoi il alla droit au but. « Nous allons t'accompagner chez le médecin de la clinique. Il doit t'examiner encore une fois. Tu veux bien ? »










# Posté le dimanche 20 avril 2008 07:41

Modifié le jeudi 08 mai 2008 18:18