Chap2: tout début est difficile : 3° partie

Chap2: tout début est difficile : 3° partie
Après un gros effort, Tom avait réussi au bout d'un certain temps à convaincre Bill de manger au moins la salade. En ce qui concernait le poids de Bill, il fallait être très rigoureux et s'assurer qu'il prenait des repas. Sans quoi il se retrouverait à l'hôpital. Et bien sûr on voulait éviter cela.

Ent
re temps, il était presque 15 heures. Bill avait quitté le réfectoire avec Tom. Il ne pleurait plus. Il s'était déjà un peu calmé. Tom ne savait pas pourquoi Bill avait fondu en larmes aussi soudainement. Il avait posé la question à Bill plusieurs fois mais celui-ci s'était contenté de secouer la tête.

Maintenant
il était temps de s'occuper des devoirs. Cependant, Tom se remémora le discours de sa nouvelle chef. Elle avait dit que Bill n'écrivait pas. Alors comment était-il censé contourner cet obstacle et aider Bill à faire ses devoirs ? Dans le cas présent, ce n'était vraiment pas possible. Mais peut-être que si ?

Tom vou
lu d'abord se laisser surprendre. "Devoirs encadrés" ne serait pas écrit sur l'emploi du temps sans raisons. Et sûrement pas si Bill n'avait aucun devoir à faire.

B
ill marchait loin devant Tom. Toujours dans le but de ne pas être plus proche de Tom qu'il n'en était nécessaire. Bill alla jusqu'en haut dans sa chambre. Il y prit son sac de cours et le suspendit sur son épaule. Sans rien dire, il quitta la pièce et attendit que Tom puisse le suivre.

«
Et on va où maintenant ? » demanda l'aide-soignant en regardant Bill en souriant, comme toujours. Celui-ci montra une direction.

« Là-bas
» Sur ce, les deux disparurent le long du couloir, jusqu'à ce qu'ils parviennent à une pièce plus loin. C'était bien l'une des salles de classes dans laquelle les patients avaient cours. A l'intérieur se trouvaient déjà 5 autres adolescents. Tous de l'âge de Bill. C'est bien le groupe avec lequel il devait faire ses devoirs.

Un h
omme plus âgé, qui se révéla être un autre aide-soignant vu qu'un patient vint le voir pour lui demander de l'aide, était également assis sur l'une des chaises. Lorsqu'il vit Bill, il s'approcha de lui en souriant. Il prit la main de Bill et conduisit le garçon à une place, sur une table vide. Les autres étaient assis tous ensemble. Il n'y a que Bill qui était seul. Ceci étonna beaucoup Tom. Mais apparemment, ça convenait parfaitement au garçon aux cheveux noirs.

Les
élèves avaient déjà commencé à faire leurs devoirs, alors que Bill, lui, sortait son matériel de son sac. Tom ne savait pas s'il devait aller s'asseoir à coté de son protégé ou si c'était mieux de faire comme son collègue : se mettre un peu plus loin et attendre qu'on vienne lui demander de l'aide. Il opta pour la dernière solution et se laissa tomber sur une chaise à coté du monsieur.

Tom ob
servait Bill avec précision. Il était curieux de voir comment on faisait cours à Bill. Sans qu'il sache écrire. Sans qu'il sache parler.

«
On lui donne un texte à lire, il faut qu'il le comprenne et qu'il en fasse un ou plusieurs dessins. Comme ça on voit s'il comprend ce qu'il lit. Les histoires qu'on lui donne sont à chaque fois plus difficiles, pour qu'il puisse également apprendre de nouveaux mots. S'il y a quelque chose qu'il ne connaît pas, il le souligne et va voir son aide-soignant. Dans le cas présent, c'est vous qu'il viendra voir. » Expliqua-t-il à Tom sans que celui-ci eût posé la question.

« Au fait, je suis Yann. J'enseigne ici dans les classes inférieures et je m'occupe de ce groupe. » Amicalement, Tom saisit la main que l'homme lui tendit et se présenta en tant que « Tom ». Le nouveau surveillant de Bill.

Nous a
vons essayé dès le début de lui apprendre les mathématiques. Mais il n'a pas compris. Il était vraiment désespéré parce qu'il ne réussissait pas les calcules les plus simples. Depuis son instruction est légèrement différente. Il est, certes, dans les mêmes classes, comme tous les autres de son âge, mais il ne peut pas travailler correctement ac eux. On lui donne d'autres devoirs, et il a aussi une heure d'enseignement particulier. Ce n'est pas si simple puisqu'il ne parle pas. Pas comme nous le voudrions. Il ne répète même pas ce qu'on lui dit. En ce moment nous sommes en train de lui apprendre des calculs simples à résoudre. Ca réussit déjà très bien mais pas toujours malheureusement. Pourtant je pense que Bill est très doué. Il peut se concentré pendant très longtemps sur une seule chose. De plus il dessine très bien. Des choses qu'il n'a encore jamais vu de sa vie il les dessine comme nous les lui décrivons. La plupart du temps juste. <<

L
a conversation s'est interrompue quand Bill se glissa silencieusement vers les deux hommes. Il avait un une feuille de papier dans sa main avec un texte dont apparemment il ne comprenait pas un mot. Sans rien dire, il tendit la feuille à Tom. Le mot « Kangourou » était souligné en rouge, ce qui fit sourire Tom. Bien sûr il décrivit à Bill l'animal que celui-ci ne connaissait pas. Pendant ce temps, Bill l'écoutait avec attention. On voyait vraiment qu'il essayait de se représenter la description.

Lorsq
ue Tom eu fini, Bill reprit la feuille et retourna à sa place avec. L'aîné observa le garçon qui commençait à dessiner quelque chose sur le papier. Il était surtout impatient de voir le résultat.

Yann
et lui continuèrent de discuter pendant que les patients achevaient leurs devoirs. Ils furent parfois interrompus lorsque quelqu'un ne savait plus quoi faire. Mais on n'entendit plus du tout parler de Bill. Il se contentait de poursuivre son dessin et ne prêtait plus attention au monde extérieur.

Le
garçon au cheveux noirs eu terminé au bout de 45 minutes environ, et il rangea ses affaires. Il prit la feuille et le texte qui allait avec et les amena à Tom. Ce dernier regarda le dessin et ne fût pas désagréablement surpris. Comme Yann le lui avait dit, Bill savait très bien dessiner.

Le dessin
représentait un petit zoo. Tout à gauche, Bill avait fait un éléphant. Des visiteurs étaient assis sur des bancs. Et à droite, il y avait le kangourou que Tom lui avait décrit. Tom était forcé de constater que Bill l'avait dessiné exclusivement à partir de son imagination et de ce qu'on lui avait expliqué dessus. Ce n'était pas tout à fait conforme à la réalité, mais on voyait très bien que c'était censé être un kangourou. Même si cela ressemblait un peu à un énorme lièvre.

>>C'est trè
s beau, Bill<< dit Yann pour complimenter le garçon et le regarda en souriant. Tom aussi le félicita en contemplant sans cesse le dessin[/g
]


@ Clem: oui, dans la version original , le mot était " Betreuer" et dans le dictionnaire il y a écrit " soigneur" mais bon ça se dit pas en français. Enfin ça fait bizar donc j'ai galéré a trouver un équivalent et isa a trouvé "aide soignant"

# Posté le lundi 04 février 2008 14:29

Modifié le jeudi 08 mai 2008 12:54

Chapter 3

Chapter 3
pix: Bill ressemblait à un ange noir sur ce dessin.

Chapter 3
Wo ein Wille ist, ist auch ein Weg
Quand on veut, on peut.

Il était tout juste 16 heures lorsque Tom quitta la chambre avec Bill. Les devoirs étaient finis. Il restait alors encore une bonne heure pour s'occuper de Bill, se disait Tom en parcourant le couloir avec le garçon. Mais Bill en avait-il envie? Ca, c'était une autre question.

Ils retour
nèrent donc dans la chambre de Bill. Ce dernier y déposa son sac et s'assit sur le lit. Tom, lui, resta debout dans la pièce, embarrassé, car à la moindre erreur, même toute petite, Bill aurait pu prendre la fuite. Et bien sûr, il voulait éviter cela.

« Je peux m'asseoir près de toi? » de
manda l'aide-soignant à son protégé, ce à quoi ce dernier répondit par un hochement de la tête. C'est alors que Tom remarqua ce que Bill était en train d'observer. Le garçon aux cheveux noirs fixait très attentivement une mouche qui marchait sur le parquet lumineux. Il semblait assimiler chaque mouvement avec précision.

Le fait que que
lqu'un puisse observer cet animal agaçant avec autant de fascination était tout nouveau pour Tom. Lorsqu'il voyait une telle mouche, il la claquait toujours immédiatement pour qu'elle s'arrête de tourner autour de sa tête en lui tapant sur les nerfs. Mais Bill ne la lâchait pas des yeux.

Lorsque Tom posa son regard sur les doigts de s
on patient, il remarqua autre chose. Bill semblait observer cet animal pour une raison précise, vu qu'il "dessinait" apparemment quelque chose avec ses doigts. Peut-être était-ce pour cette raison qu'il regardait cette chose minuscule avec autant d'attention. Pour la dessiner plus tard.

Et en effet, Tom avait vu juste. Peu de temps après, Bill sortit un petit bloc de sous son oreiller et traça quelques traits sur le papier blanc, comme il l'avait déjà fait en classe. D'abord, Tom ne distingua rien. On ne voyait sur la feuille que des traits confus. Mais plus son protégé laissait aller son crayon sur le papier, plus il reconnaissait la mouche qui était encore là, sur le sol, à voler dans tous les sens.

Ce qui fra
ppa également Tom, c'était que Bill faisait vraiment attention aux moindres détails. Tout comme pour l'image qu'il avait eu à faire en devoir. Là aussi, tout y était parfaitement dessiné. Rien de manquait. Tout comme sur ce petit dessin.

A
près seulement quelques minutes, Bill mis son crayon de côté et regarda son dessin d'un ½il critique. Il n'en était vraiment pas satisfait, et c'est pourquoi il voulu le déchirer dans l'instant. Mais Tom l'arrêta. Il posa tout doucement sa main sur le bras de Bill et murmura un « Non ».

B
ill leva la tête et regarda son aide-soignant. Il ne semblait pas comprendre tout à fait ce que Tom voulait de lui. Ce n'est que lorsque son aîné lui pris des mains le morceau de papier qu'il avait déjà arraché du bloc et que Tom se mit à le contempler en souriant que Bill comprit ce qui se passait. Le dessin plaisait à Tom.

« Tu dessi
nes vraiment très bien, Bill. Tu ne peux pas déchirer une telle chose. D'autres seraient contents s'ils savaient dessiner à peu près aussi bien que toi » Bill se sentit un peu mal à l'aise à ce compliment. Ses joues prirent une légère teinte rouge alors qu'il baissait les yeux.

« Tu as d'a
utres dessins? Je peux en voir quelques uns ? » Tom voulait se rapprocher de Bill. Peut-être qu'il arriverait à décrypter ce qui était arrivé au garçon sur certaines images. Ou bien d'où il venait. Pour cela, il fallait juste qu'il fasse attention aux détails de chaque dessin.

Bill hocha
la tête en réponse à la question. Il sortit une chemise rouge de son tiroir de bureau dans laquelle il devait conserver ses ½uvres d'art. Mais Tom aperçu également une autre chemise noire. Celle-ci resta pourtant à l'intérieur du bureau. Il s'y trouvaient sûrement des dessins qui étaient trop privés ou trop désagréables pour Bill.

Le
garçon aux cheveux noirs présenta la chemise rouge à Tom alors qu'il se rasseyait sur le lit, regardant d'un air tendu Tom qui s'émerveillait devant le premier dessin. On pouvait y voir un petit chat assis dehors sur un banc. Tom remarqua bien sûr que Bill avait dû faire ce dessin à partir d'un modèle vivant. En effet, derrière le banc, on reconnaissait la clinique. Il devait souvent passer son temps dehors pour y dessiner.

Sur l
e deuxième dessin, on voyait un arbre de Noël. Bien décoré et gigantesque. Le troisième dessin représentait des roses qu'on avait plantées dehors. Tout cela ressemblait presque à une photographie car Bill maîtrisait vraiment le dessin.

Les
autres dessins émerveillèrent eux-aussi Tom et lui plaisèrent tout autant que les premiers. Mais celui qu'il préférait, c'était un autoportrait de Bill. Il s'était dessiné des larmes sur les joues au crayon rouge, avait bordé ses yeux d'un épais trait noir et avait arrangé ses cheveux de façon encore plus sauvage que d'habitude. Bill ressemblait à un ange noir sur ce dessin.

Les tra
its de son visage étaient très doux et presque féminins. Cela lui donnait une touche incroyablement fragile. Ses cheveux noirs qui lui tombaient toujours sur le visage lui donnaient un air mystérieux. Dans la vraie vie aussi il maquillait ses yeux en noir, pas seulement sur le dessin. Il était vrai qu'en réalité il se maquillait de manière beaucoup moins prononcée, mais malgré tout, cela le rendait incroyablement beau.

Ils restèr
ent encore assis un moment sur le lit. Tom regarda d'autres dessins. Certes, il savait déjà que Bill avait un talent incroyable, mais le fait qu'il sache aussi merveilleusement bien dessiner l'impressionnait vraiment beaucoup. Il faisait sans cesse des compliments que Bill soldait par un simple >Merci<.

A présent, Tom savait comment il
pouvait se rapprocher de Bill. Bill semblait être plutôt fier de ses dessins. Il pouvait alors communiquer un peu avec son protégé. Même si ce n'était pas grand chose.

Malheureusement il ne p
ouvait pas en apprendre énormément sur Bill à travers ses dessins étant donné que tout ce qu'il avait représenté était des choses qu'il avait vu ici. Pas la moindre image ne trahissait quelque chose sur son passé. Tom devait donc trouver un autre moyen de se rapprocher de lui. Mais lequel?



Je pars pendant une semaine. Bonnes vacances à toutes :D

# Posté le samedi 09 février 2008 06:03

Modifié le jeudi 08 mai 2008 12:47

Chap4: Les yeux sont le mirroir de l'âme :D

Chap4: Les yeux sont le mirroir de l'âme :D
Bill et Tom étaient assis ensemble dans la salle où l'heure de thérapie devait bientôt avoir lieu. Il ne se passa pas beaucoup plus de choses dans la chambre de Bill. Du coup, ils étaient partis cinq minutes à l'avance et attendaient à présent la psychologue.
Elle e
ntra dans la pièce avec 5 minutes de retard et s'asseya derrière son bureau. Elle se présenta auprès de Tom en tant que madame Götz. Son visage affichait un sourire sympathique. Comme tous les employés dont Tom avait fait la connaissance jusque là, elle semblait très gentille. Dans une clinique destinée aux enfants atteints psychologiquement, c'était point était très important pour Tom. Surtout que chacun des patients avait été forcé vivre des choses graves face à des adultes. Et si à présent ils se mettaient à avoir peur de leurs aides-soignants, alors leur thérapie ne servirait à rien.

Madame
Götz chercha quelques documents sur son bureau. Sûrement le « dossier » de Bill, si on pouvait appeler ça comme ça.
« Comment
vas-tu aujourd'hui Bill ? » fût sa première question. Question à laquelle Bill se contenta de répondre par un léger „Bien“. Quelques questions suivirent encore, questions auxquelles Bill ne répondit que très succinctement. Mais cela ne semblait pas étonner Madame Götz, ou encore la fâcher. Il sembla alors à Tom que toutes les heures les heures devaient se passer comme cela.
« Qu'en est-i
l de tes cauchemars ? Toujours aussi terribles ? » demanda-t-elle au garçon assis à côté de Tom. Mais au lieu de répondre à la question qu'on lui posait, il se tu un moment. Il réfléchissait sûrement à ce qu'il allait devoir dire. Cependant, il se contenta de répondre à la question par un très léger hochement de la tête.
Tom remarqua
que Bill se sentait tout à coup de nouveau triste et oppressé.
Le garçon aux
cheveux noirs se sentait-il gêné que Tom soit au courant pour ses cauchemars ?
L'aîn
é se doutait bien que Bill devait rêver de son passé. Pour le moment, il ne pouvait pas expliquer autrement le fait que le jeune patient réagisse avec autant de crainte.
Rien que cette réaction de la part de Bill avait éveillé la curiosité de Tom au sujet de ces rêves. Ils se regardèrent tous deux un court instant dans les yeux. On lisait l'incertitude dans le regard de Bill. La peur que Tom n'avait pas encore vraiment pu distinguer jusqu'à présent était claire désormais.
D'
autres questions furent encore posées à Bill. On n'obtenait jamais de réponse taillée. Seulement un « oui » ou un « non » à l'occasion. Tom trouvait cela décevant sachant que Bill vivait ici depuis déjà très longtemps. Ce qui voulait dire qu'il avait déjà quelques heures de thérapie derrière lui. Et cependant, même après autant de temps, il ne parlait pas beaucoup avec sa psychologue. Tom avait-il une chance de pouvoir l'aider ?
Mais abandonner Bill était hors de question. C'est pourquoi il envisagea tout simplement de prendre son mal en patience. Il avait déjà aperçu un léger progrès, après tout. Pour la premre fois de la journée, il avait pu voir ce que Bill ressentait. Certes, ce n'étaient pas des sentiments joyeux, mais Tom avait au moins pu les interpréter.
A la f
in de l'heure, Madame Götz dit au revoir aux deux. Mais Tom voulait lui parler encore un peu. C'est pourquoi il demanda auparavant à Bill de retourner dans sa chambre, afin qu'il puisse parler encore à la psychologue. Le garçon aux cheveux noirs resta un moment planté là, troublé. Ce n'est que très lentement qu'il suivit la demande de Tom. ON pouvait à nouveau voir clairement que ça ne plaisait pas du tout à Bill que Tom veuille continuer de discuter.
Tom
se lança directement, sans longue hésitation, et dit précisément ce qu'il avait sur le coeur.

« C'est au sujet des cauchemars de Bill. Savez-vous de quoi il a rêvé exactement ? » Ce qui l'intéressait également, c'était la façon dont elle avait su qu'il avait fait ces cauchemars. Bill l'avait-il dit, tout simplement ? Cela était tout bonnement impossible aux yeux de Tom. Jusque là, il n'avait même encore jamais entendu Bill prononcer une phrase complète.

« Non, je ne sais pas malheureusement. Il est juste allé voir son aide-soignant une nuit. Il pleurait atrocement et avait le visage tout blême. On m'a dit qu'il tremblait de tout son corps. Au moment où son aide-soignant lui a ensuite deman ce qui c'était passé, Bill a simplementpondu « Rêve ». Il ne voulait vraiment plus dormir seul dans sa chambre et a passé la nuit chez votre prédécesseur. »

Tom
était assis sur sa chaise, se creusant la tête pour bien réfléchir à la chose. Il n'était absolument pas exclu que ces rêves s'agissent de cauchemar. Dans son ancien travail aussi les enfants et adolescents lui racontaient qu'ils rêvaient sans cesse de ce qui leur était arrivé. Mais pour le moment, Tom ne pouvait pas encore savoir s'il en était de même pour Bill.
« Vo
us pensez qu'il rêve de son passé ? De choses qui lui sont arrivées ? » Madame Götz regardait Tom avec une pointe de desespoir. « Nous le supposons aussi. Nous voulions même le surveiller la nuit, pour avoir la possibilité de découvrir quelque chose sur ce qui s'était passé. Mais dès que nous lui proposons qu'un aide-soignant dorme dans sa chambre, il éclate en sanglots. Il n'y a que cette nuit-là, celle où il a fait ce cauchemar pour la première fois, qu'il a souhaité que quelqu'un dorme auprès de lui. »
Tom ét
ait à chaque fois sous le choc lorsqu'il apprenait quelque chose sur Bill. Mais d'une manière où d'une autre il allait réussir à l'aider. Il était bien décidé à le faire coûte que coûte. Sans aide, Bill ne s'en sortirait sûrement pas.
« Donnez le
meilleur de vous-même et montrez à Bill que vous ne n'allez pas le laisser tomber comme tous les autres. Parce que sinon, il devra se réhabituer à quelqu'un de nouveau. Il faut juste que vous lui accordiez du temps.“
Tom acq
uiesça d'un signe de tête. Il n'avait pas non plus l'intention d'abandonner Bill. Il préférait encore attendre des années que Bill soit prêt à faire quoi que ce soit plutôt que de le laisser tomber. Dans un cas comme le sien, il fallait l'éviter. Les adolescents ont déjà suffisamment de problèmes à surmonter comme cela, sans qu'ils aient en plus à se faire trimballer d'un psychologue à l'autre.
Peu de t
emps plus tard, Tom quitta la pièce et retourna auprès de son patient.
Le reste de cette première journée se déroula encore très calmement. Bill parlait à peine ; il griffonnait tout ce qu'il voyait sur son carnet et désignait à chaque fois à Tom où il devait aller. Les activités communes du soir étaient exactement comme Tom se les était imaginées. Tout les patients et les aides-soignants des « Cas à problèmes » s'asseyaient dans une salle et regardait un film. Bill restait assis très à l'écart et prêtait à peine attention au film. Il était simplement assis dans un coin et ne voulait apparemment pas qu'on s'occupe de lui. Ce que la plupart des gens de la pièce ne faisaient d'ailleurs pas. A l'exception de Tom qui se faisait un peu de soucis.
Tom d
emanda plusieurs fois à Bill s'il ne préfèrerait pas plutôt s'asseoir avec le groupe, mais celui-ci se contentait de hocher la tête et de se blottir encore plus dans son coin.
[/align]



Je suis désoléee...en fait je suis partie les deux semaines et j'ai pas réussis à mettre la main sur un ordi durant tous ce tps ... pour me faire pardonner je metrais deux suites cette semaines ...si vous êtes pas radines sur les coms xD j'attend 50 coms ... xD

# Posté le dimanche 24 février 2008 10:12

Modifié le jeudi 08 mai 2008 13:08

Das Auge ist ein Fenster zur Seele

Das Auge ist ein Fenster zur Seele


pix: "Dans trois mois au plus tard, il devrait s'habituer à un nouvel aide-soignant. Et comme tous les autres, Tom mettrait le « dossier Bill » de coté, le considérant comme impossible à résoudre." "Personne n'avait supporté de rester longtemps avec lui. Alors comment Tom, lui, était censé y arriver ?"



Das Auge ist ein Fenster zur Seele
Les yeux sont le Miroir de l'âme
Patie 2



Le lendemain matin Bill se réveilla très tôt. Si tôt qu'il s'assit alors dans son lit pour dessiner comme il le faisait souvent. Il réfléchit en le faisant. A Tom ! Son septième aide-soignant de l'année. Tous les autres l'avaient laissé tomber après peu de temps. Et ça allait aussi en être de même avec Tom.
On était
début décembre. Etant donné que Bill, pendant ces mois hivernaux, était plus chaleureux que d'habitude parce que l'hivers était sa saison préférée, il savait déjà que Tom s'en irait après sa « bonne période ». Dans trois mois au plus tard, il devrait s'habituer à un nouvel aide-soignant. Et comme tous les autres, Tom mettrait le « dossier Bill » de coté, le considérant comme impossible à résoudre. C'est exactement comme ça et pas autrement que ça allait se passer, selon Bill. C'est ainsi que ça se déroulerait. Il en était sûr et certain. Personne n'avait supporté de rester longtemps avec lui. Alors comment Tom, lui, était censé y arriver ?
Sans s
'en rendre vraiment compte, Bill acheva le portrait de son aide-soignant. Ou devait-il plutôt dire « de son aide-soignant actuel » ? Depuis le temps, pour faire une telle ½uvre d'art, il ne mettait plus beaucoup de temps. Il est vrai que c'était plus une esquisse qu'un dessin. Pourtant, on voyait très bien que c'était Tom qui figurait sur le papier. Le seul aide-soignant au look très décontracté, aux dreadlocks et au style encore très « adolescent ».
Bill ar
racha de son bloc le portrait achevé. L'image à la main et toujours uniquement vêtu de son pyjama, il se leva et alla vers son armoire. Il ouvrit la grande porte en bois et s'agenouilla sur le sol. Il souleva tout doucement la plaque de bois au bas de l'armoire. Et il apparut une petite cachette secrète. Dedans se trouvait quelques petites chemises comme celle que Bill avait déjà montrée à Tom. Il y avait aussi évidemment les dessins que Bill avait fait lui-même dans ces nombreuses chemises.
Il sor
tit la jaune et l'ouvrit. Il feuilleta les dessins. Toutes des oeuvres d'art d'hommes et de femmes. Chacune de ces personnes avait un jour précédé Tom. Bill avait confectionné un dessin de chacun d'entre eux pour les garder en mémoire. Bill en connaissait même encore les noms. Il savait aussi pendant combien de temps chacun de ces aides-soignants l'avait épaulé psychologiquement. On voyait un nombre respectif inscrit sur chacune des feuilles. C'était le nombre exact de jours durant lesquels ils étaient restés auprès de lui.

Cep
endant, il n'avait pas écrit les noms sur les feuilles. Il les avait seulement retenus puisqu'il ne savait pas vraiment écrire. Sauf son nom. Lui, il savait bien l'écrire. Mais pas plus.
Une fo
is l'image rangée, Bill ramassa ses affaires de toilettes et se mit en route pour l'étage inférieur.

Da
ns la salle de douche, il alla vite dans l'une des cabines. Il n'y avait bien sur pas de douches communes, ce qui ne serait pas judicieux pour des enfants ayant subit des abus sexuels. C'est pourquoi il y avait suffisamment de douches individuelles que les patients pouvaient verrouiller. Chacun des employés possédait malgré tout une clef des cabines au cas où un patient se blessait, ou en cas d'urgence, si l'un des adolescents se faisaient du mal.
Bill
entra dans la douche. Il déposa son gel douche et son shampoing sur la place prévue à cet effet. Il ne s'accordait pas beaucoup de temps sous la douche le matin. Le fait de se retrouver quelque part complètement nu le faisait paniquer. Il ne lavait son corps et ses cheveux que très rapidement sans apprécier le temps passé sous la douche. Il se séchait également très vite à l'intérieur de sa cabine, afin de pouvoir se glisser de nouveau dans ses vêtements. Ainsi, il se sentait plus en sécuri
Une foi
s habillé, il quitta la cabine et alla jusqu'à l'un des miroirs, pour s'occuper de ses cheveux. Ses yeux furent également bordés de noir, comme chaque jour.
Vu qu
e Bill se dépêchait toujours de la sorte, les autres se trouvaient encore tous sous la douche. C'est pourquoi il sursauta lorsque la porte s'ouvrit et qu'un garçon d'environ 18 ou 19 ans entra dans la pièce. Bill ne l'avait encore jamais vu ici, ce pourquoi il supposa que c'était un nouveau.
L'é
tranger se tenait debout devant Bill, quelque peu désemparé, regardant autour de lui. Il ne savait apparemment pas s'il pouvait aller dans la cabine qu'il voulait. Sur chacune des portes était accrochée une pancarte portant un numéro. C'est pourquoi il demanda à Bill s'il pouvait aller dans n'importe quelle cabine ou si les douches étaient attribuées. Le garçon aux cheveux noirs répondit par un « peu importe quelle douche » Le garçon le remercia en souriant et disparu dans une cabine disponible pour en finir avec les soins du corps.
Bill pas
sa alors à la vitesse supérieure pour finir de se préparer avant que les autres ne sortent de la douche. Et il réussit à quitter la pièce à temps. Il alla directement dans sa chambre.


Je vous direz pas d'abord si on saura ce qu'il y a dans la pochette noir ! et toc ! XD (Ulala jme sens un elan de puissance XD)


Dynoninoooo est un chamo qui a cho, Moufassou a des poux mais crain les loup ! Povre roux... (pensée du soir aprés huit café journalier XD)

# Posté le mercredi 27 février 2008 12:59

Modifié le jeudi 08 mai 2008 13:44

Das Auge ist ein Fenster zur Seele

Das Auge ist ein Fenster zur Seele
Das Auge ist ein Fenster zur Seele
Les yeux sont le Miroir de l'âme
Patie 2


>><< (ellipse)

Tom se mit en route pour le réfectoire peu avant 7 heures. Hier après le film, il avait juste ramené son protégé dans sa chambre et était ensuite allé se coucher lui-même. Bien sûr Tom avait d'abord essayé convaincre son patient de dormir auprès de lui, mais Bill ne s'était pas laissé amadouer. Il avait même commencé à paniquer au moment où Tom le lui avait proposé. Finalement Tom avait laissé le garçon aller dans sa chambre.
A cause de cet accrochage. Tom avait à présent un peu peur qu'aujourd'hui encore Bill lui en tienne rigueur. Peut-être s'était-il senti harcelé vu que Tom avait absolument voulu que Bill dorme avec lui ou que lui dorme avec Bill. Il se peut aussi que Bill ait cru que Tom voulait quelque chose de lui. Qu'il ait proposé intentionnellement une nuit commune. Mais ça n'avait jamais été l'intention de Tom. Tout ce qu'il voulait, c'était observer les cauchemars de son patient.
Tom voulait aujourd'hui s'excuser immédiatement auprès de son protégé pour ce petit incident. Il lui devait bien ça.

Quelques élèves étaient déjà assis dans le réfectoire et attendaient que tout le monde ait pris place. Quelques uns saluèrent Tom gentiment. Il leur rendit un sourire aimable et chercha Bill du regard. Mais il ne le trouva pas tout de suite. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes qu'il le vit assis tout au fond. A une table où personne d'autre n'était assis. Dans un coin ou on le remarquait à peine.
Ce spectacle fit un peu mal à Tom. Bill allait certainement très mal, même s'il n'en disait pas grand chose. Il alla vers le garçon aux cheveux noirs et s'assit à côté de lui. Bill sursauta et se mit à paniquer.
« Désolé. Je ne voulais pas faire ça. » Dit Tom précipitamment et regarda Bill avec compassion. Son visage était devenu d'un seul coup complètement blême, juste parce qu'il s'était affolé. Bill regarda son assiette n'accordant ainsi pas un regard de plus à Tom. Lui avait-il fait peur à ce point ?
« Je voulais aussi m'excuser pour hier soir. Je voulais juste passer un peu plus de temps avec toi pour mieux apprendre à te connaître. Après tout il faut bien que je t'aide à surmonter tout ça. » Tom remarqua de lui-même que ce n'était pas vraiment un bon sujet de conversation pour parler avec Bill. Alors il laissa tomber.

L'ambiance était à présent un peu tendue. Les deux le remarquèrent. Tom se gifla intérieurement pour avoir mis le jeune garçon autant sous pression. Il aurait du y aller plus doucement. Mais c'était le cas le plus difficile qu'il eût connu jusqu'à présent. Son travail habituel était simple normalement. Il gérait un petit groupe au sein duquel il parlait avec des adolescents. Il n'avait encore jamais eu de cas problématiques comme Bill.
« Tu ne veux pas t'asseoir avec les autres ? Tu es tout seul ici. ». A vrai dire, Tom pouvait déjà imaginer quelle serait la réponse. Bill ne voulait certainement pas aller avec les autres. Il préférait très souvent rester seul. Ainsi il hocha la tête et chuchota un léger « Non » pour confirmer.
Tom soupira en continuant de regarder Bill. Il ne pouvait pas deviner que ces regards mettaient Bill mal à l'aise. Il ne savait pas non plus que le garçon ne supportait pas cette proximité actuelle. Sinon il aurait sûrement commencé par s'en aller afin de le laisser seul.
La tête toujours baissée, Bill regardait la table. Il espérait que Tom le laisserait manger seul. Mais apparement, cela n'arriverait pas.
Lorsque les trois cuisinières sortirent de la cuisine avec leurs chariots et qu'elles se mirent à servir la nourriture à chacun des patients et des responsables, Tom resta assis à coté de Bill.
Le garçon aux cheveux noirs aurait pu s'en douter. Son responsable ne le lâcherait pas d'une semelle dans les prochains jours.
Une des dames apporta aussi le petit déjeuner à Bill et Tom au fond. Mais tout comme le jour précédent, Bill n'avait pas spécialement faim. Tom devrait peut-être également travailler ça avec lui.
Cette fois cependant, il ne l'obligea pas à manger quelque chose. Peut-être que Bill faisait seulement partie de ces personnes qui n'arrivent pas à manger le matin. Et il voulait éviter que Bill aille mal à cause de lui à l'école.
L'ensemble du repas se passa très normalement. Tout le monde semblait encore un peu fatigué et contrairement au dîner ou au déjeuner d'hier, il n'y avait pas grande agitation. Les patients se réveillaient lentement.
Le seul qui ne montrait aucun changement, c'était Bill. Il était assis à sa place, toujours aussi muet et toujours un peu triste, fixant son assiette en permanence. Il ne regarda pas une seule fois Tom ou les autres gens. Tom réalisa une fois de plus qu'il avait encore beaucoup à faire pour aider Bill.
Après le petit déjeuner, la table fut rapidement débarrassée par le service de cuisine alors que les autres étaient autorisés à quitter le réfectoire. Comme Bill allait bientôt devoir aller à l'école et que Tom ne l'y accompagnerait pas, l'aîné se contenta de ramener le garçon à sa chambre. Il y regarda Bill ranger ses affaires dans son sac et quitter ensuite la pièce.
« Je t'attendrai ici après l'école. » Bill se contenta de hocher la tête avant de longer le couloir, tête baissée. Tom le suivi des yeux en se faisant des reproches. Il avait sûrement rendu Bill inquiet. C'est pour ça qu'il était aussi bizarre à présent. Il se renfermait encore plus, comme au début. Et il s'en sentait un peu responsable.
Tom soupira et alla ensuite dans sa propre chambre. Maintenant il disposait d'un peu de temps pour penser à la façon dont il pourrait aider Bill. Il savait une chose déjà. Il n'avait pas le droit à l'erreur. Du moins, pas de grosse. Sinon, il ne pourrait que perdre Bill.
Dans sa chambre, il s'assit à son bureau et continua de réfléchir. Encore hier, Bill l'avait laissé se rapprocher de lui, il lui avait montré ses dessins et avait accepté les compliments que Tom lui avait faits. Mais à présent, il était de nouveau très distant. La veille avait-elle seulement été un jour particulièrement bon pour Bill ?
Un léger coup contre la porte le tira de ses pensées. Lorsqu'il pria la personne d'entrer, il vit sa chef s'avancer dans la pièce.
« Alors ? Comment ça se passe avec Bill ? » On pouvait entendre au son de sa voie qu'elle n'avait pas vraiment l'espoir que son patient aille bientôt mieux. Mais elle avait malgré tout engagé Tom pour l'aider. Le garçon méritait qu'on lui offre une nouvelle chance.
« Pas bien. Hier ecore je pensais m'être un peu rapproché de lui, mais aujourd'hui, il est totalement différent. Il ne me parle plus du tout et il semble que quelque chose le tourmente. » répondit Tom sincèrement.
Madame Reiser regarda Tom et semblait déjà s'être attendu à obtenir exactement cette réponse. « S'il vous plaît donnez-lui encore un peu de temps. Si vous n'arrivez pas à l'aider non plus, je ne pourrais pas employer d'autres responsables. Il en a déjà eu tellement que nous-mêmes nous désespérons de pouvoir le „guérir“. »
Tom souffla pour la énième fois de la journée. « Je suis donc sa dernière chance ? »
Cela augmenta une fois de plus le sentiment de malaise qu'il avait à l'estomac. S'il était vraiment la dernière chance de Bill, alors le fait que Bill puisse un jour mener une vie normale ne dépendait que de lui.
« Oui vous l'êtes. Et j'espère que vous ne l'abandonnerez pas trop vite. Il est temps pour lui de commencer à vivre. » Tom pensait exactement la même chose. Bill méritait d'avoir une vie normale. Et non une vie pleine de craintes et d'incertitudes. C'est pourquoi il décida de tout mettre en ½uvre pour aider le garçon. Peu importe les difficultés.

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Pendant que son responsable et la directrice de la clinique parlaient de lui, Bill était assis dans la salle de classe et écoutait les mots de la prof de maths. Mais ce qu'elle était en train d'écrire au tableau, Bill n'arrivait pas à le comprendre. Il n'en était pas au même stade que ses camarades de classe.
C'est pourquoi il se contentait de rester assis là et d'écouter. A vrai dire il ne comprenait pas de quoi on parlait, mais ça lui était égal. Du moment qu'il avait quelque chose à faire.
Ce n'est qu'une fois que la prof eût donné aux autres un exercice à faire qu'elle vint à lui avec une feuille d'exercices. Il y avait dessus des calculs très simples à résoudre. Ils correspondaient à peu près à des calculs de CP car Bill n'était pas arrivé plus loin.
Aujourd'hui, Bill n'arrivait pas à se concentrer. Mais il ne savait pas pourquoi. Il restait bloqué à chaque calcul et n'avançait pas. Mais il ne voulait demander d'aide à personne. Il préférait écrire un chiffre au hasard sur son papier, même s'il savait que c'était sûrement faux. C'était simplement qu'aujourd'hui, ça lui semblait difficile de résoudre cet exercice.
A la fin de l'heure, il rendit sa feuille avec un sentiment étrange. Sa prof allait certainement informer à nouveau Tom et la directrice s'il était particulièrement mauvais à l'école. Et alors on devrait lui réapprendre le calcul. Les heures restantes furent aussi pénibles pour Bill. Soit il n'arrivait pas à participer, soit il n'arrivait pas à se concentrer.

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C'est ainsi que se déroula la journée de cours de Bill. Désormais, non seulement il était de mauvaise humeur, mais il était aussi mécontent de lui-même. Il n'avait encore jamais été aussi mauvais à l'école. Mais il ne pouvait désormais plus rien y faire.

Il savait que Tom l'attendrait. Mais à vrai dire, tout ce qu'il voulait, c'était avoir la paix. Avoir sans cesse un homme qu'on ne connaît pas autour de soi, à guetter ses moindres faits et gestes, c'est l'horreur.
Et en effet, Tom se tenait déjà devant sa porte et lui souriait. Mais Bill, lui, baissa à nouveau les yeux et entra dans sa chambre sans dire un mot. Tom se sentit à nouveau pris de panique. Il fallait absolument qu'il réussisse à se rapprocher de Bill. Il voulait enfin l'aider.
« Ce soir nous irons au marché de Noël. Tout le groupe. Ça te fait plaisir ? » L'espace d'un instant, Tom vit une étincelle dans les yeux de Bill. Mais aux mots « Tout le groupe » elle avait à nouveau disparu. C'est pourquoi il fit non de la tête à la question de Tom.
Entreprendre quelque chose avec le groupe tout entier, n'était apparemment pas tout à fait à son goût


@ mon dyno XD : oui, on sait rien de sa famille ....PATIENCE , tu en sauras bientôt plus ... ensuite si Bill se braque comme ça c'est parce que il a peur dêtre abandonner pour la énieme fois et donc d'etre a nouveau déçue ... donc c'est une façon de se protéger ... mais il y a aussi autre chose que je ne peux pas dire pour le moment ...

# Posté le vendredi 07 mars 2008 08:56

Modifié le jeudi 08 mai 2008 15:01