Chapitre 1: La première impression compte.

Chapitre 1: La première impression compte.
Image: Elle avait été instaurée par un homme qui, dans son enfance, avait subit de graves abus sexuels de la part de son oncle.


/!\ ATTENTION : Retrouvez cette fiction sur BILL-TOM-DESTIN.sky (Ce blog ne sera plus mis à jour)





Très fatigué, un jeune homme se tenait devant les portes de la clinique HFK et se creusait la tête en se demandant pour quelle raison son chef lui avait demandé de se rendre ici. Une affaire très importante l'attendait ici à Hambourg. Le fait que cette "affaire", comme disait son supérieur, devait sûrement avoir quelque chose à faire avec son travail, avait été sa première pensée.


Sa professi
on? Psychologue pour enfants. Il était responsable d'enfants et d'adolescents qui avaient grandi au milieu de problèmes familiaux. Il gérait quelques groupes au sein desquels les personnes affectées pouvaient parler avec lui, et il leur offrait son aide dans la mesure du possible. Mais là, un tout nouveau cas semblait l'attendre.


La curiosité
l'avait amenée directement sur le terrain du bâtiment HFK. Avant d'entreprendre son long voyage, il s'était informé minutieusement sur cette clinique. Elle avait été instaurée par un homme qui, dans son enfance, avait subit de graves abus sexuels de la part de son oncle. Et depuis, plus de 50 enfants ayant eu le même destin ou ayant vécu une situation similaire étaient accueillis ici chaque année.


L'abbréviation
"HFK" signifie : Help For Kids. On avait bien chargé Tom d'aider l'un de ces enfants. C'est ce qu'il avait présenti de toute façon. Mais s'il allait réussir? Cela, il ne l'apprendrait qu'une fois que ses pieds l'auraient conduit jusqu'au grand bâtiment.


La maison ressemb
lait dans l'ensemble à un petit château. Le domaine était largement clôturé pour que les patients n'aient aucune possibilité de s'enfuir. De cette façon, l'entrée était également impossible aux personnes extérieures. Sur un panneau en fer devant l'entrée était écrit : Seulement pour les patients, les employés et les visiteurs (durant les heures de visite).


Le
jardin pouvait donner lieu à un grand nombre d'activités. On pouvait voir une petite piscine qui était elle aussi entourée d'une clôture. Beaucoup des adolescents et des enfants se bâtaient contre des pressions. Une piscine y était une bonne aide pour échapper à leurs problèmes et tirer un trait sur leur ancienne vie.


De
plus, il y avait aussi un terrain de sport. Il devait sûrement y avoir régulièrement des cours pour pousser à une dépense physique suffisante. On pouvait trouver un petit bar à proximité de l'entrée. On devait aussi pouvoir profiter du temps libre ici. La partie restante du "jardin" ressemblait à un magnifique parc avec beaucoup de bancs et un étang.
To
ut cela était maintenant, en cette période de l'année, recouvert d'une épaisse couche de neige. Ce blanc rendait tout le jardin encore plus sympathique.
To
m avait donc jusque là une très bonne impression d'ensemble de son nouveau lieu de travail. C'est avec un sourire de satisfaction que Tom grimpa jusqu'en haut des marches pour ouvrir l'énorme porte qui ressemblait presque à celle d'un château. L'intérieur le surprit tout aussi agréablement que l'extèrieur.

L'e
ntrée menait directement à un grand hall très haut de plafond. A droite et à gauche du bout du hall se trouvaient deux escaliers conduisant à l'étage supérieur. Même un groupe de fauteuils avec des canapés rouges et une vieille table en bois ornée de fioritures se tenaient à la disposition des patients et des visiteurs. Il y avait aussi beaucoup de plantes dans la pièce.

Sur le
mur droit se trouvaient quelques portes. Toutes bien désignées par des pancartes.


- Inscriptions
- To
ilettes (garçons)
- Toilettes (filles)
- S
alle de détente
- S
alle commune


Deu
x de ces locaux intéressaient Tom plus particulièrement. D'abord, la salle de détente. Lorsque Tom ouvrit celle-ci un large sourire se glissa sur son visage. Ici, on pouvait vraiment se sentir à son aise.

Il
y avait partout des matelas avec des coussins et des couvertures. Les murs et le plafond étaient décorés de draps aux couleurs lumineuses. Cela donnait presque l'impression de se trouver au ciel, si l'on s'y laissait tomber et que l'on fermait les yeux, ou bien si l'on regardait simplement vers le haut. La deuxième pièce que Tom s'était déjà largement imaginée était la salle commune. Et il avait vu juste. On y trouvait tables, chaises, encore un joli petit sofa et une radio pour écouter de la musique. Le mur était tapissé de photos et de posters. Sur la table étaient disposés quelques magazines pour les jeunes.

Un
regard furtif sur sa montre révéla à Tom qu'il devait se présenter dans le bureau de la directrice dans 5 minutes. Il se trouverait bien assez de temps plus tard pour visiter le reste.

Vu
que le bâtiment n'était pas tout petit, Tom se renseigna rapidement sur une carte où l'on pouvait trouver un petit itinéraire pour savoir où se trouvait le bureau de sa supérieure provisoire. Au premier étage.

L'homme aux
cheveux châtains monta à nouveau les marches, jusqu'à ce qu'il atteigne l'étage suivant. L'étage ressemblait à celui du bas que Tom venait juste de quitterPlein de salles désignées par des écriteaux, un petit banc et des plantes. Mais cette fois il n'avait plus le temps de céder à la curiosité et de faire le tour de la clinique.

Tom se dirigea
vers le bureau et toqua brièvement, jusqu'à ce qu'un léger "entrez" retentisse de l'intérieur.

Un
e dame blonde un peu plus âgée était assise dans la petite pièce qui semblaient d'autant plus étroite à cause de l'énorme bureau, et réglait la paperasse quotidienne. Elle tapa encore rapidement quelque chose sur son ordinateur avant d'hasarder un regard sur le nouveau collaborateur.

« Vous dev
ez être Tom Kaulitz. Je suis Andrea Reiser. La directrice de la clinique » fut sa sympathique salutation. Tom approuva son nom et lui tendit la main d'un geste amical. On lui demanda gentiment de prendre place, ce que le jeune homme fit alors. Il continua de lui sourire de façon agréable tout en s'asseyant sur l'une des chaises en face d'elle.

Depuis le temps, sa curiosité était devenue telle qu'il posa directement la question qui le préoccupait depuis déjà si longtemps.

« De quoi s'agit
-il exactement ? Pourquoi est-ce que je suis là ? » Un bref sourire se glissa sue le visage de sa nouvelle supérieure en remarquant l'impatience de son collaborateur. Il était vrai qu'on l'avait fait attendre longtemps avant de le délivrer enfin...

Beaucoup:
*Je ne fais que traduire l'histoire...j'ai pas encore pu parler à l'auteur mais quand j'en saurais plus, je complèterais...en tout cas vous pouvez lui poser toute vos questions!
*je pense publier une où deux par semaine parceque qu'on a pas beaucoup de partie prètes ...
* je ne peux pas répondres aux questions du genre si tom et bill son jumeau ou si c'est un yaoï .... (moi même je connais pas la réponse ..j'ai pas encore tout lu ...)
*vous êtes pratiquement toutes des fan de tdl ...mais cette fiction ne lui ressemble absolument pas ... le style de Lenchen est totalement différents ...jespere que vous serez pas déçu ...elle est juste différente...c'est absolument pas comparable..
* lol c'est mieux la couleur ...ou faut que je change carément ?

# Posté le jeudi 10 janvier 2008 16:16

Modifié le dimanche 08 mars 2009 18:41

Auteure.

Nom : Sarah

Surnom : Sue

Ville : Pas loin de Stuttgart

Pays :
Allemagne

D'où t'est venue l'idée de cette FF? :

Ca m'est venu d'un ami qui n'a pas vraiment eu une belle enfance. De plus, je trouve qu'on devrait plus souvent traiter ce sujet qu'est la pédophilie.

Un mot pour tes lecteurs ? :

J'espère que mon histoire aura autant de succès auprès de vous qu'auprès des lecteurs allemands. Cette fanfiction me tient beaucoup à c½ur et c'est aussi quelque chose d'assez personnel alors j'espère que j'arriverai à vous faire réfléchir grâce à elle. A part ça je vous souhaite une bonne lecture !

# Posté le lundi 14 janvier 2008 14:56

Modifié le lundi 14 janvier 2008 15:39

Chapitre 1: 2° partie

Chapitre 1: 2° partie
Image:Cependant quelques patients l'on vu avec un carnet. Peut être qu'il y écrit quelques trucs. Un journal intime ou quelque chose comme ça. Nous n'en avons encore rien vu.


« Il s'agit de Bill. Son nom de famille, personne ne le connaît. Le prénom « Bill » était inscrit sur le pendentif de sa chaîne lorsqu'on nous l'a apporté. C'est pourquoi nous avons pris ce prénom comme point de départ. On nous l'a amené lorsqu'il avait 7ans. Un vieil homme l'a trouvé dans un parc. Sans habits, blessé grièvement et aussi abusé sexuellement. Il est resté longtemps allongé à l'infirmerie, jusqu'à se qu'il soit rétablit.

Nous avons recherché ses parents et voulions dénicher un membre de la famille, mais malheureusement personne ne s'est présenté. Peut-être qu'il ne vient pas du tout d'ici. Nous ne savons pas.

Alors
qu'il était là déjà depuis quelques semaines, il n'avait toujours pas parlé. Pas le moindre mot. Il est resté encore deux mois sous le choc. C'est seulement ensuite qu'il a commencé à parler. Mais pas beaucoup. Juste quelques mots. C'est donc possible qu'il vienne en fait d'un autre pays et qu'il ne sache pas parler allemand. Aussi, nous lui avons donné des cours, mais il ne parle toujours pas beaucoup plus. Par contre, il nous comprend très bien et répond aux questions d'un signe de la tête. Il dit aussi des choses occasionnellement, mais nous n'entendons jamais de phrase complète de sa part. Il n'écrit pas non plus. Cependant quelques patients l'on vu avec un carnet. Peut être qu'il y écrit quelques trucs. Un journal intime ou quelque chose comme ça. Nous n'en avons encore rien vu.

C'est le seul qui se ferme de plus en plus aux autres. Il n'a pas un seul ami ici. Et ce n'est pas la faute des gens. Ils ont souvent essayé de se lier d'amitié avec lui. Mais il les a toujours repoussé, ne les a pas laissé se rapprocher de lui.

Mêm
e les infirmiers ont des soucis avec lui. La thérapie qu'il suit depuis déjà des années ne révèle vraiment aucun progrès. Nous ne savons pas ce qui lui est arrivé. Il ne dit rien et devient de plus en plus dépressif. Il s'enferme dans une chambre et n'en ressort plus.

Lo
rs d'une consultation hebdomadaire que nous avons faite il y a quelques jours, nous avonsme trouvé une coupure très profonde sur son avant-bras. Apparemment, il voulait se donner la mort. Mais il semble que pour une raison quelconque, cela n'ait pas marché. Mes collègues supposent que quelque chose l'a retenu. A mon avis, c'est juste qu'il a beaucoup trop peur de la mort. Plus rien ne le retient dans ce monde. »

To
m écoutai attentivement ce récit et essaya de se faire une image de cet adolescent. Il connaissait ce genre de cas. Des enfants abusés qui ne s'en sortaient plus avec leur vie. Qui s'étaient longtemps laissé emprisonner par leur sort sans comprendre ce qui s'était passé.

« Quel âge a Bill maintenant? » demanda-t-il pour connaître l'âge de son futur patient.

«
Il va bientôt avoir 16 ans. Il avait confié son âge à l'homme qui l'avait trouvé. Il nous avait même fait part du jour de son anniversaire. Mais c'est tout ce que nous savons sur lui »

Tom
ressentait beaucoup de peine pour l'adolescent sur lequel il devrait veiller prochainement. Déjà abusé à l'âge de 7 ans. Aps des années, toujours pas vraiment rétabli. Apparemment, tout cela lui faisait bien plus de mal du fait qu'il ne le montrait pas physiquement. Ses parents semblaient soit être morts, soit ne pas s'occuper de lui. Tom ne voyait pas d'autres solutions. Sinon, il était sûr que quelqu'un se serait mis à la recherche de ce Bill. Quelqu'un aurait voulu le récupérer. Mais apparemment, il ne manquait à personne. Sauf si sa famille était vraiment originaire d'un autre pays. Peut-être d'un pays pauvre. Ca aurait pu être une raison pour que personne ne le recherche.

« Et dois-je m'en occuper maintenant ? » Madame Reiser secoua la tête. « Pas directement. Votre Chef m'a raconté quelques trucs sur vous. Que les enfants que vous encadrez ont confiance en vous. Que vous avez déjà aidé quelques enfants. Ca pourrait avant tout venir de votre âge. Vous êtes encore très jeune. Les adolescents peuvent s'identifier à vous. Et vous devez essayer de vous rapprocher de Bill pour l'aider. »

Tom
acquiesça. Jusque là, aucun cas ne l'avait encore dépassé. Allait-il échouer pour la première fois ?

« Nous disposons d'un accompagnateur par cas. Ca veut dire que vous serez responsable de Bill dans les temps qui suivront. Vous ne devrez pas le surveiller 24 heure sur 24. Il préféra certainement rester souvent seul. Mais vous passerez beaucoup de temps avec lui. Il n'y a que de cette façon qu'il pourra vous accorder sa confiance et que vous pourrez en savoir plus sur ses problèmes. »

Ils discutèr
ent tous deux encore quelques minutes de ce garçon qui ne se sortait pas de ce qui lui était arrivé, jusqu'à ce que la cloche retentisse.

Le temps des co
urs était fini pour aujourd'hui. Et Tom allait maintenant rencontrer son nouveau protégé.

Madame Reiser accom
pagna Tom jusqu'en haut, là où se situaient les chambres individuelles des patients. Bill vivait dans une chambre individuelle.

«
Pourquoi n'a-t-il pas de camarade de chambre ? » Un jeune aux problèmes sociaux devrait être logé avec des personnes de son âge. Pour apprendre comment se comporter avec les autres.

« Il ne voulai
t pas. Nous avons essayé. Encore et encore. Mais dès qu'il a dû se partager une chambre, il ne dormait plus et restait éveillé toute la nuit, assis sur son lit. Il pleurait aussi la plupart du temps. C'est pourquoi nous l'avons à chaque fois sorti de la chambre pour le mettre tout seul en bas » cela éclaira Tom. Si cela le faisait aller encore plus mal, alors peut-être que c'était mieux ainsi.

@La dé-Bill: j
*je l'ai découverte sur le TDL c'est isa qui en avait parlé ..; je lisais l'autre de Lenchen mais elle arrivait par tout petit bout et je voulais avoir de la lecture pour m'occuper durant la queue pour un concert de tokio hotel ...donc jlui est demandé de me l'envoié .
* oui elle est fini ...mais j'ai pas encore lu la fin ...
* je sais pas ... moi j'ai pas encore pleuré mais j'ai déjà eu trés mal pour bill ...mais je n'en dis pas trop ..
* oui j'en écris une avec une copine ... la

@Clem: mdr je sais que je dois rien dire ...et c'est atroce pour moi ! je parle tout le tps..que j'ai une raison ou pas ... lol en plus aprés ce que tu as écris sur la technique d'aproche de tom... bref, on en reparlera xD

@ANGE-ELLE-HIC : moi aussi les drames m'attire ...je crois d'ailleurs que c'est ce qui nous attire toute ...à quoi bon écrire que tout va bien ?

# Posté le lundi 14 janvier 2008 15:01

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 12:40

Chapitre 2: première partie : Tout début est difficil.

Chapitre 2: première partie : Tout début est difficil.
image: son regard était vide ...dépourvu d'émotions ...

On ouvrit la porte de la chambre 55. A l'intérieur de cette chambre se trouvait le patient le plus difficile de la clinique. Cette pièce n'avait rien de particulier. Un lit normal en bois clair, une table de nuit où régnait un désordre absolu, un bureau sur lequel un puzzle gigantesque avait était commencé et une penderie. Les portes étaient restées ouvertes. Les vêtements avaient seulement été lancés vite fait à l'intérieur. Bill ne semblait pas se préoccuper de l'ordre. Combattre ses problèmes était rement déjà bien assez pour lui.

Ce qui fr
appaient particulièrement les yeux, c'étaient les murs peints. Tous bariolés un marqueur noir apparemment. Des dessins tribaux ornaient le blanc fade. On pouvait même trouver le nom de Bill entre les traits noirs. Au-dessus du lit quelqu'un avait même peint une rose noire. Avait-il lui-même fait tout ça ?

«
Bill ? Lui, c'est Tom. Ton nouvel aide soignant. Il va d'abord rester avec toi. Même tout à l'heure chez la psychologue, ok ? » La directrice s'approcha du garçon qui se tenait devant la fenêtre et observait les flocons de neige blancs. Il avait des cheveux noirs qui lui arrivaient jusqu'aux épaules. Il s'était fait faire quelques mèches bleues. Tom ne pouvait pas en voir davantage pour le moment vu que Bill avait le dos tourné. Madame Reiser lui obstruait aussi la vue puisque qu'elle avait à présent mis un bras autour Bill pour le serrer légèrement contre elle. L'adolescent s'appuya contre la femme âgée sans pour autant détourner son regard de la neige. Avait-il seulement compris ce qu'on lui avait dit ? Après tout, qu'il n'était pas exclu qu'il soit originaire d'un autre pays.

Ce n'est que l
orsque Bill se détacha du léger enlacement et qu'il se retourna que Tom pu observer le garçon plus en détail. A première vue il ne ressemblait pas a un enfant qui vivait la peur au ventre. Plutôt à un garçon effronté, heureux de vivre, et qui comploterait volontiers des coups avec ses copains. Cependant Tom savait que l'apparence extérieure de Bill masquait ses problèmes intérieurs.

Bill s'
approcha de lui. Il n'affichait pas le moindre sourire malicieux qui pourtant lui irait probablement bien. Son regard était vide. Dépourvu d'émotion. Il ne dévoilait rien de lui. Il s'arrêta juste devant Tom et lui tendit la main. Il ne regardait pas son aide soignant dans les yeux. Il détournait les yeux ou les baissait encore et toujours pour fixer le sol. Les yeux sont les miroirs de l'âme. Bill n'était manifestement pas d'accord pour que quelqu'un fixe son for intérieur le plus profond.
« Salut, Bill. Heureux de te rencontrer. Comment vas-tu ? » Durant toutes ces années en tant que psychologue pour enfant, Tom avait appris qu'il fallait parler normalement avec les patients.
«
Bien » répondit simplement Bill. Toujours sans sourire. Comme Madame Reiser l'avait déjà mentionné. Pas de phrases complètes. Seul le nécessaire sortait des lèvres de Bill.

Le
garçon aux cheveux noirs ne se préoccupa pas longtemps de son invité. La neige qui ne cessait de tomber sur le sol au dehors avait éveillé son attention. En effet, il se retourna déjà pour aller à la fenêtre. Il s'assit sur le rebord de la fenêtre, les jambes tirées vers lui.

« E
h bien, je vais vous laisser un peu seuls tous les deux. » La directrice colla un baiser sur la joue de Bill puis alla vers Tom. « Voilà l'emploi du temps de Bill. Ca serait bien qu'il ne rentre pas trop tard. » Elle quitta la pièce avec un sourire amical. Maintenant ils étaient seuls. Et Tom allait bien devoir commencer un peu son travail. Il s'approcha un peu plus de son protégé. Il regarda encore une fois les ½uvres d'art aux murs.

« T'
as fait tout ça toi-même ? » Tom ne savait pas si par hasard Bill l'écoutait. Il attendait pourtant une réponse. Qu'il obtint ensuite.

« Oui. Tout
seul. » Tom sourit. Etait-ce déjà un début? Ou parlait-il autant avec les autres aussi ?

« Est-ce que
tu veux bien me montrer la clinique ? Je ne m'y retrouve pas encore ici. » Ce serait un début si Bill se décidait volontairement à lui montrer le domaine. Mais il secoua la tête. Très légèrement. Puis il se leva et alla mettre sa veste.

« Neige » murmura t'il, ce que, bien sûr, Tom comprit. Bill voulait aller dehors dans la neige. Il voulu suivre Bill hors de la chambre. Mais Bill se retourna lorsqu'il fût à la porte et regarda Tom pour la première fois dans les yeux. « Tout seul. »

« Je ne peux
pas venir avec toi ? »
Non !
Tout seul. » Tom acquiesça d'un signe de tête. Même si à vrai dire il aurait espéré que Bill veuille bien passer un peu de temps avec lui. Mais il ne pouvait et ne voulait pas non plus l'y forcer. Bill ouvrit la porte et quitta la chambre. Tom disparu aussi hors de la pièce en soupirant.

Il sui
vi Bill en gardant une certaine distance. Il s'assiérait simplement dehors sur un banc. De sorte que Bill reste dans son champ de vision. Rien ne pouvait se passer ici. Ce n'était sûrement pas la raison pour laquelle il le suivait. Mais Bill était maintenant son patient. Il fallait qu'il apprenne à le connaître. Et peut-être que par ces observations, il apprendrait des choses sur Bill qui l'aideraient à avancer. Et avec le manteau noir de Bill qui lui arrivait jusqu'aux genoux, il ne pourrait pas le perdre de vue de sitôt.

Quelqu
es autres adolescents et aussi quelques enfants encore bien jeunes vinrent à la rencontre de Bill et Tom. Ils regardaient Tom en souriant. Il offrirent même leur sourire à Bill auquel ce dernier ne répondait cependant que par un regard timide.

Le garç
on aux cheveux noirs ne s'arrêta pas une seule fois avant d'arriver à l'air frais. Il resta d'abord debout devant la porte, inspirant l'odeur de l'hiver. Puis il se remit en mouvement. Il passa la piscine couverte ainsi que le terrain de sport. Il semblait se diriger directement vers quelque chose. Tom marchait encore à quelques mètres de lui. Bill l'avait-il déjà remarqué ?

S
ur un chemin étroit sur lequel quelques bancs avaient été placés, Bill s'arrêta. Brusquement. Il essuya la neige du banc de ses doigts fins et prit place. Ce qui le fit remarquer qu'il avait un poursuivant. Mais une fois de plus, Tom pouvait pas voir la moindre émotion sur le visage de Bill. Bien qu'il fût à présent certainement en colère que Tom n'ait pas réagi à son « Tout seul».

Bi
ll regarda Tom droit dans les yeux, secoua la tête et sortit ensuite un petit bloc et un crayon de la poche de son manteau. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il détourna le regard de Tom pour regarder devant lui, vers un vieil arbre qui se situait plus loin. Bill commença à faire une ébauche de cet arbre. Il gribouillait sur son bloc et ne prêtait plus atention à Tom. Celui-ci s'assit sur un autre banc. Puisque Bill avait remarqué Tom, il ne cacha plus le fait qu'il observait son patient. Il voyait très bien que Bill avait l'intention de dessiner cet arbre.Tom aussi sortit un bloc. Cependant il ne voulait pas faire de croquis, mais noter ce qu'il avait appris sur Bill jusqu'à présent. Du coup il ne fit plus attention à Bill pendant quelques secondes, qui lui, prit silencieusement la poudre d'escampette. Il retourna à pas rapides dans la maison et était à présent sûr d'avoir semé Tom. Il se glissa dans la salle commune qui, comme d'habitude, était vide à cette heure. La plupart des gens allait dans leur chambre à cette heure-ci, se reposaient après l'école, faisaient leur devoirs, montaient pour aller dans la salle d'ordinateurs ou regardaient la télé dans la salle de cinéma. Mais Bill préférait être seul. Même sans Tom. Ou peut-être justement pour ne pas être avec Tom?



@La dé Bill

Euhm ...pour le carnet c'est une bonne question ..je vais demander à l'auteure pour pas te dire de bétises ...Mais moi je pense qu'il a pas vraiment réfléchis au moment de sortir son carnet, c'est comme s'il assouvissait une pulsion, il a BESOIN de dessiner pour se "calmer" ...et il a pas pris le tps de réfléchir a si quelqu'un le regarde où non ... sinon c'est peut être une maniere de dire a Tom " bon, tu ten fou de ce que je te dis, ben moi c'est pareil, j'ai pas besoin de toi, je fais ma vie ..." Mais je vais demander xD
Sinon oui Tom sait que Bill dessine..c'est dit dans le texte...
Et je non je ne parle pas allemand couremment, seulement comme un élève de terminal qui suis à peu prés ( mais vraiment à peu prés) en cours xD

@Une lectrice myosotis

J'ai persu Bill de la même maniere que toi :D ...

# Posté le lundi 21 janvier 2008 15:27

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 08:10

Chap2: tout début est difficile : 2° partie

Chap2: tout début est difficile : 2° partie

Le fai
t que Tom n'ait pas été très attentif et qu'il ait perdu de vue Bill, l'énerva encore un bon bout de temps. Bien sûr, il partit à la recherche de son protégé, mais il abandonna très vite. Bill voulait être seul. Il le lui avait bien fait comprendre. Peut-être était-il mieux de l'accepter. Après tout il ne voulait pas énerver Bill, mais s'en rapprocher. S'il s'occupait à présent de lui comme il fallait, alors ça fonctionnerait sûrement mieux.

Il se décida alors à regarder l'emploi du temps de Bill un plus en détails. Comme ça il pourrait également en savoir plus sur le déroulement des journées de Bill.

6.
oo h – Lever
6.15
h – Douche
7.
oo h – Petitjeuner
7.
3o h – Cours
-
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
13
.3o h – Fin des cours = Temps libre
14.oo hDéjeuner
15.oo h - Devoirs encadrés
1
6.oo h – Temps libre
17.oo h – Therapie (le lundi seul, Mercredi thérapie de groupe – sinon libre , ou cours facultatifs)
1
8.oo Uhr – Dîner
19.o
o Uhr – Activités de groupe
22.oo Uhr – Coucher


-
La liste du service de cuisine et des autres tâches est affichée en bas sur la planche noire.


A
vrai dire c'était un emploi du temps très sympa qui n'en demandait pas trop de Bill. Beaucoup d'heures de libres. Une heure de thérapie deux fois par semaine. Et les patients pouvaient s'inscrire à des cours facultatifs. Mais Bill ne semblait être inscrit à aucun de ces cours. Car rien de tel n'était noté où que ce soit sur la fiche. Dommage à vrai dire.

Puis
que cela n'avançait pas beaucoup Tom, il rangea a fiche dans sa poche et jeta un coup d'oeil à l'heure. Les aiguilles affichaient 13h45. Bill irait donc manger dans un quart d'heure. C'était ce qu'on pouvait supposer. Il était temps pour Tom de découvrir le réfectoire. Peut être qu'il pourrait discuter un peu avec Bill en mangeant, même si pas grand chose ne sortirait de la bouche de Bill.

Il se
leva, marcha dans la neige, écoutant le bruit que faisait la poudre blanche et froide et il déambula ainsi jusqu'au bâtiment. Il ne trouverait plus Bill dehors.

Tom
regarda d'abord les listes accrochées sur la planche noire. Bill était de service de cuisine le vendredi. Il s'agissait pour le garçon de mettre la table et de la débarrasser avant et après le repas, d'amener les couverts à la cuisine et de nettoyer les tables.

Comme on pouvait s'y attendre, le nom de Bill n'était pas non plus inscrit sur les listes des différents cours faciltatifs. Il préférait bel et bien être souvent seul. Comme en ce moment. Tom ne se doutait pas que Bill était en ce moment même très ps de lui. La planche noire était en effet accrochée juste à coté de la salle commune dans laquelle Bill se trouvait encore. Cependant l'attention de Tom était portée sur le plan général de la maison. Le réfectoire se situait en bas. Tout en bas. Tom dû alors redescendre quelques marches. Il y avait déjà quelques patients qui s'asseyaient à leurs places. Cependant, Bill n'était pas là.

Le
réfectoire n'était pas très grand. Il faut dire que la clinique ne regroupait qu'environ 70 patients. Plus environ 30 employés. Tous des Psychologues et des aide-soignant qui devaient être là 24 heures sur 24 pour les enfants.

T
om balaya encore quelques fois la foule du regard, mais il ne trouva pas son protégé. L'avait-il fâché en décidant de le suivre ? La réponse arriva d'elle-même lorsque que la porte s'ouvrit une nouvelle fois et que Bill entra dans la salle. Il savait qu'il ne pouvait pas échapper au repas, même s'il n'avait pas très faim. Alors il y cédait depuis jà quelques années.

Il
vit Tom et alla même à sa rencontre pour se placer à côté de lui.

« Où
? » demanda-t-il à son surveillant actuel en le regardant d'un air interrogateur.

To
m sourit et désigna deux places libres sur une table déjà bien pleine.

«
bas ? Avec les autres ? » C'était la mission de Tom de ramener Bill sur le droit chemin. Et si celui-ci commençait d'abord par s'entendre avec ses autres compagnons d'infortune, ça serait déjà un bon en avant de fait.

H
ésitant, Bill acquiesca d'un signe dete. Manger avec les autres ne lui semblait pas particulièrement être la bonne chose à faire. Après tout il y avait encore quelques tables de vides. Mais Tom avait opté pour les endroits remplis.

Ensemble, ils allèrent vers les autres, s'asseyèrent sur les deux places, puis Tom se présenta aux autres. Certains étaient comme ce que s'était imaginé Tom à propos de Bill. Vraiment déprimés, tristes et blessés. Bill, contrairement à eux, semblait simplement perdu. Il se cachait derrière son apparence, laissant toujours les autres voir ce petit garçon effronté. Chez les autres, on remarquait la fatigue des dernières années.

On se
rvit la nourriture. Une délicieuse escalope avec des frites, de la salade et en dessert, il était prévu d'avoir du flan à la vanille. Tom fut surpris par la bonne nourriture qu'on servait aux patients et même aux employés.

Com
me tous les autres il commença à vider son assiette. Mais ils ne mangeaient pas tous en vérité. Bill donnait des coups de fourchette un peu partout dans son escalope en mâchouillant une feuille de salade de temps en temps.

«
Tu n'as pas faim? » Tom s'arrêta de manger. Il laissa tomber sa fourchette et regarda Bill d'un air préoccupé qui lui releva trèsgèrement la tête avant d'émettre un « Non ». Quelques autres adolescents l'entendirent. Même sur leurs visages on voyait nettement à quel point ils se faisaient du souci pour Bill.

« Mais tu devrais manger quelque chose. Tu es déjà si mince. » dit un garçon un peu plus vieux assis à côté de Bill en posant sa main sur son épaule. Cependant Bill n'était pas tout à fait d'accord pour ce contact physique, c'est pourquoi il retira la main de son épaule et secoua de nouveau la tête, en murmurant un « pas touche ». Tom et d'autres garçons essayèrent d'encourager Bill à manger. Mais rien n'y fit. Ca alla même tellement loin que Bill baissa la tête et commença à pleurer. Mais pas très fort. Des larmes quittaient ses yeux les unes après les autres et tombaient sur ses mains qu'il avait posées sur ses genoux. Lorsque les autres le virent, ils se turent. A ce moment-là, Tom réalisa qu'il allait sûrement falloir se battre avec Bill.

# Posté le lundi 28 janvier 2008 12:51

Modifié le jeudi 08 mai 2008 12:25