Presentation

Presentation
"Tom a reçu un nouveau travail dans une clinique pour enfants abusés sexuellement. Un cas difficile l'y attend..."
***


Auteure:: Sarah (quand j'en saurais plus je complèterais)


Traductrice: Lola, 17 ans, Toulon.

Pourquoi: Je trouve l'histoire touchante et Bill passionnant ...
# Posté le jeudi 10 janvier 2008 15:43
Modifié le mercredi 19 mars 2008 14:23

Chapitre 1: La première impression compte.

Chapitre 1: La première impression compte.
Image: Elle avait été instaurée par un homme qui, dans son enfance, avait subit de graves abus sexuels de la part de son oncle.



Très fatigué, un jeune homme se tenait devant les portes de la clinique HFK et se creusait la tête en se demandant pour quelle raison son chef lui avait demandé de se rendre ici. Une affaire très importante l'attendait ici à Hambourg. Le fait que cette "affaire", comme disait son supérieur, devait sûrement avoir quelque chose à faire avec son travail, avait été sa première pensée.


Sa professi
on? Psychologue pour enfants. Il était responsable d'enfants et d'adolescents qui avaient grandi au milieu de problèmes familiaux. Il gérait quelques groupes au sein desquels les personnes affectées pouvaient parler avec lui, et il leur offrait son aide dans la mesure du possible. Mais là, un tout nouveau cas semblait l'attendre.


La curiosité
l'avait amenée directement sur le terrain du bâtiment HFK. Avant d'entreprendre son long voyage, il s'était informé minutieusement sur cette clinique. Elle avait été instaurée par un homme qui, dans son enfance, avait subit de graves abus sexuels de la part de son oncle. Et depuis, plus de 50 enfants ayant eu le même destin ou ayant vécu une situation similaire étaient accueillis ici chaque année.


L'abbréviation
"HFK" signifie : Help For Kids. On avait bien chargé Tom d'aider l'un de ces enfants. C'est ce qu'il avait présenti de toute façon. Mais s'il allait réussir? Cela, il ne l'apprendrait qu'une fois que ses pieds l'auraient conduit jusqu'au grand bâtiment.


La maison ressemb
lait dans l'ensemble à un petit château. Le domaine était largement clôturé pour que les patients n'aient aucune possibilité de s'enfuir. De cette façon, l'entrée était également impossible aux personnes extérieures. Sur un panneau en fer devant l'entrée était écrit : Seulement pour les patients, les employés et les visiteurs (durant les heures de visite).


Le
jardin pouvait donner lieu à un grand nombre d'activités. On pouvait voir une petite piscine qui était elle aussi entourée d'une clôture. Beaucoup des adolescents et des enfants se bâtaient contre des pressions. Une piscine y était une bonne aide pour échapper à leurs problèmes et tirer un trait sur leur ancienne vie.


De
plus, il y avait aussi un terrain de sport. Il devait sûrement y avoir régulièrement des cours pour pousser à une dépense physique suffisante. On pouvait trouver un petit bar à proximité de l'entrée. On devait aussi pouvoir profiter du temps libre ici. La partie restante du "jardin" ressemblait à un magnifique parc avec beaucoup de bancs et un étang.
To
ut cela était maintenant, en cette période de l'année, recouvert d'une épaisse couche de neige. Ce blanc rendait tout le jardin encore plus sympathique.
To
m avait donc jusque là une très bonne impression d'ensemble de son nouveau lieu de travail. C'est avec un sourire de satisfaction que Tom grimpa jusqu'en haut des marches pour ouvrir l'énorme porte qui ressemblait presque à celle d'un château. L'intérieur le surprit tout aussi agréablement que l'extèrieur.

L'e
ntrée menait directement à un grand hall très haut de plafond. A droite et à gauche du bout du hall se trouvaient deux escaliers conduisant à l'étage supérieur. Même un groupe de fauteuils avec des canapés rouges et une vieille table en bois ornée de fioritures se tenaient à la disposition des patients et des visiteurs. Il y avait aussi beaucoup de plantes dans la pièce.

Sur le
mur droit se trouvaient quelques portes. Toutes bien désignées par des pancartes.


- Inscriptions
- To
ilettes (garçons)
- Toilettes (filles)
- S
alle de détente
- S
alle commune


Deu
x de ces locaux intéressaient Tom plus particulièrement. D'abord, la salle de détente. Lorsque Tom ouvrit celle-ci un large sourire se glissa sur son visage. Ici, on pouvait vraiment se sentir à son aise.

Il
y avait partout des matelas avec des coussins et des couvertures. Les murs et le plafond étaient décorés de draps aux couleurs lumineuses. Cela donnait presque l'impression de se trouver au ciel, si l'on s'y laissait tomber et que l'on fermait les yeux, ou bien si l'on regardait simplement vers le haut. La deuxième pièce que Tom s'était déjà largement imaginée était la salle commune. Et il avait vu juste. On y trouvait tables, chaises, encore un joli petit sofa et une radio pour écouter de la musique. Le mur était tapissé de photos et de posters. Sur la table étaient disposés quelques magazines pour les jeunes.

Un
regard furtif sur sa montre révéla à Tom qu'il devait se présenter dans le bureau de la directrice dans 5 minutes. Il se trouverait bien assez de temps plus tard pour visiter le reste.

Vu
que le bâtiment n'était pas tout petit, Tom se renseigna rapidement sur une carte où l'on pouvait trouver un petit itinéraire pour savoir où se trouvait le bureau de sa supérieure provisoire. Au premier étage.

L'homme aux
cheveux châtains monta à nouveau les marches, jusqu'à ce qu'il atteigne l'étage suivant. L'étage ressemblait à celui du bas que Tom venait juste de quitterPlein de salles désignées par des écriteaux, un petit banc et des plantes. Mais cette fois il n'avait plus le temps de céder à la curiosité et de faire le tour de la clinique.

Tom se dirigea
vers le bureau et toqua brièvement, jusqu'à ce qu'un léger "entrez" retentisse de l'intérieur.

Un
e dame blonde un peu plus âgée était assise dans la petite pièce qui semblaient d'autant plus étroite à cause de l'énorme bureau, et réglait la paperasse quotidienne. Elle tapa encore rapidement quelque chose sur son ordinateur avant d'hasarder un regard sur le nouveau collaborateur.

« Vous dev
ez être Tom Kaulitz. Je suis Andrea Reiser. La directrice de la clinique » fut sa sympathique salutation. Tom approuva son nom et lui tendit la main d'un geste amical. On lui demanda gentiment de prendre place, ce que le jeune homme fit alors. Il continua de lui sourire de façon agréable tout en s'asseyant sur l'une des chaises en face d'elle.

Depuis le temps, sa curiosité était devenue telle qu'il posa directement la question qui le préoccupait depuis déjà si longtemps.

« De quoi s'agit
-il exactement ? Pourquoi est-ce que je suis là ? » Un bref sourire se glissa sue le visage de sa nouvelle supérieure en remarquant l'impatience de son collaborateur. Il était vrai qu'on l'avait fait attendre longtemps avant de le délivrer enfin...

Beaucoup:
*Je ne fais que traduire l'histoire...j'ai pas encore pu parler à l'auteur mais quand j'en saurais plus, je complèterais...en tout cas vous pouvez lui poser toute vos questions!
*je pense publier une où deux par semaine parceque qu'on a pas beaucoup de partie prètes ...
* je ne peux pas répondres aux questions du genre si tom et bill son jumeau ou si c'est un yaoï .... (moi même je connais pas la réponse ..j'ai pas encore tout lu ...)
*vous êtes pratiquement toutes des fan de tdl ...mais cette fiction ne lui ressemble absolument pas ... le style de Lenchen est totalement différents ...jespere que vous serez pas déçu ...elle est juste différente...c'est absolument pas comparable..
* lol c'est mieux la couleur ...ou faut que je change carément ?
# Posté le jeudi 10 janvier 2008 16:16
Modifié le lundi 14 janvier 2008 10:34

Auteure.

Nom : Sarah

Surnom : Sue

Ville : Pas loin de Stuttgart

Pays :
Allemagne

D'où t'est venue l'idée de cette FF? :

Ca m'est venu d'un ami qui n'a pas vraiment eu une belle enfance. De plus, je trouve qu'on devrait plus souvent traiter ce sujet qu'est la pédophilie.

Un mot pour tes lecteurs ? :

J'espère que mon histoire aura autant de succès auprès de vous qu'auprès des lecteurs allemands. Cette fanfiction me tient beaucoup à c½ur et c'est aussi quelque chose d'assez personnel alors j'espère que j'arriverai à vous faire réfléchir grâce à elle. A part ça je vous souhaite une bonne lecture !
# Posté le lundi 14 janvier 2008 14:56
Modifié le lundi 14 janvier 2008 15:39

Chapitre 1: 2° partie

Chapitre 1: 2° partie
Image:Cependant quelques patients l'on vu avec un carnet. Peut être qu'il y écrit quelques trucs. Un journal intime ou quelque chose comme ça. Nous n'en avons encore rien vu.


« Il s'agit de Bill. Son nom de famille, personne ne le connaît. Le prénom « Bill » était inscrit sur le pendentif de sa chaîne lorsqu'on nous l'a apporté. C'est pourquoi nous avons pris ce prénom comme point de départ. On nous l'a amené lorsqu'il avait 7ans. Un vieil homme l'a trouvé dans un parc. Sans habits, blessé grièvement et aussi abusé sexuellement. Il est resté longtemps allongé à l'infirmerie, jusqu'à se qu'il soit rétablit.

Nous avons recherché ses parents et voulions dénicher un membre de la famille, mais malheureusement personne ne s'est présenté. Peut-être qu'il ne vient pas du tout d'ici. Nous ne savons pas.

Alors
qu'il était là déjà depuis quelques semaines, il n'avait toujours pas parlé. Pas le moindre mot. Il est resté encore deux mois sous le choc. C'est seulement ensuite qu'il a commencé à parler. Mais pas beaucoup. Juste quelques mots. C'est donc possible qu'il vienne en fait d'un autre pays et qu'il ne sache pas parler allemand. Aussi, nous lui avons donné des cours, mais il ne parle toujours pas beaucoup plus. Par contre, il nous comprend très bien et répond aux questions d'un signe de la tête. Il dit aussi des choses occasionnellement, mais nous n'entendons jamais de phrase complète de sa part. Il n'écrit pas non plus. Cependant quelques patients l'on vu avec un carnet. Peut être qu'il y écrit quelques trucs. Un journal intime ou quelque chose comme ça. Nous n'en avons encore rien vu.

C'est le seul qui se ferme de plus en plus aux autres. Il n'a pas un seul ami ici. Et ce n'est pas la faute des gens. Ils ont souvent essayé de se lier d'amitié avec lui. Mais il les a toujours repoussé, ne les a pas laissé se rapprocher de lui.

Mêm
e les infirmiers ont des soucis avec lui. La thérapie qu'il suit depuis déjà des années ne révèle vraiment aucun progrès. Nous ne savons pas ce qui lui est arrivé. Il ne dit rien et devient de plus en plus dépressif. Il s'enferme dans une chambre et n'en ressort plus.

Lo
rs d'une consultation hebdomadaire que nous avons faite il y a quelques jours, nous avonsme trouvé une coupure très profonde sur son avant-bras. Apparemment, il voulait se donner la mort. Mais il semble que pour une raison quelconque, cela n'ait pas marché. Mes collègues supposent que quelque chose l'a retenu. A mon avis, c'est juste qu'il a beaucoup trop peur de la mort. Plus rien ne le retient dans ce monde. »

To
m écoutai attentivement ce récit et essaya de se faire une image de cet adolescent. Il connaissait ce genre de cas. Des enfants abusés qui ne s'en sortaient plus avec leur vie. Qui s'étaient longtemps laissé emprisonner par leur sort sans comprendre ce qui s'était passé.

« Quel âge a Bill maintenant? » demanda-t-il pour connaître l'âge de son futur patient.

«
Il va bientôt avoir 16 ans. Il avait confié son âge à l'homme qui l'avait trouvé. Il nous avait même fait part du jour de son anniversaire. Mais c'est tout ce que nous savons sur lui »

Tom
ressentait beaucoup de peine pour l'adolescent sur lequel il devrait veiller prochainement. Déjà abusé à l'âge de 7 ans. Aps des années, toujours pas vraiment rétabli. Apparemment, tout cela lui faisait bien plus de mal du fait qu'il ne le montrait pas physiquement. Ses parents semblaient soit être morts, soit ne pas s'occuper de lui. Tom ne voyait pas d'autres solutions. Sinon, il était sûr que quelqu'un se serait mis à la recherche de ce Bill. Quelqu'un aurait voulu le récupérer. Mais apparemment, il ne manquait à personne. Sauf si sa famille était vraiment originaire d'un autre pays. Peut-être d'un pays pauvre. Ca aurait pu être une raison pour que personne ne le recherche.

« Et dois-je m'en occuper maintenant ? » Madame Reiser secoua la tête. « Pas directement. Votre Chef m'a raconté quelques trucs sur vous. Que les enfants que vous encadrez ont confiance en vous. Que vous avez déjà aidé quelques enfants. Ca pourrait avant tout venir de votre âge. Vous êtes encore très jeune. Les adolescents peuvent s'identifier à vous. Et vous devez essayer de vous rapprocher de Bill pour l'aider. »

Tom
acquiesça. Jusque là, aucun cas ne l'avait encore dépassé. Allait-il échouer pour la première fois ?

« Nous disposons d'un accompagnateur par cas. Ca veut dire que vous serez responsable de Bill dans les temps qui suivront. Vous ne devrez pas le surveiller 24 heure sur 24. Il préféra certainement rester souvent seul. Mais vous passerez beaucoup de temps avec lui. Il n'y a que de cette façon qu'il pourra vous accorder sa confiance et que vous pourrez en savoir plus sur ses problèmes. »

Ils discutèr
ent tous deux encore quelques minutes de ce garçon qui ne se sortait pas de ce qui lui était arrivé, jusqu'à ce que la cloche retentisse.

Le temps des co
urs était fini pour aujourd'hui. Et Tom allait maintenant rencontrer son nouveau protégé.

Madame Reiser accom
pagna Tom jusqu'en haut, là où se situaient les chambres individuelles des patients. Bill vivait dans une chambre individuelle.

«
Pourquoi n'a-t-il pas de camarade de chambre ? » Un jeune aux problèmes sociaux devrait être logé avec des personnes de son âge. Pour apprendre comment se comporter avec les autres.

« Il ne voulai
t pas. Nous avons essayé. Encore et encore. Mais dès qu'il a dû se partager une chambre, il ne dormait plus et restait éveillé toute la nuit, assis sur son lit. Il pleurait aussi la plupart du temps. C'est pourquoi nous l'avons à chaque fois sorti de la chambre pour le mettre tout seul en bas » cela éclaira Tom. Si cela le faisait aller encore plus mal, alors peut-être que c'était mieux ainsi.

@La dé-Bill: j
*je l'ai découverte sur le TDL c'est isa qui en avait parlé ..; je lisais l'autre de Lenchen mais elle arrivait par tout petit bout et je voulais avoir de la lecture pour m'occuper durant la queue pour un concert de tokio hotel ...donc jlui est demandé de me l'envoié .
* oui elle est fini ...mais j'ai pas encore lu la fin ...
* je sais pas ... moi j'ai pas encore pleuré mais j'ai déjà eu trés mal pour bill ...mais je n'en dis pas trop ..
* oui j'en écris une avec une copine ... la

@Clem: mdr je sais que je dois rien dire ...et c'est atroce pour moi ! je parle tout le tps..que j'ai une raison ou pas ... lol en plus aprés ce que tu as écris sur la technique d'aproche de tom... bref, on en reparlera xD

@ANGE-ELLE-HIC : moi aussi les drames m'attire ...je crois d'ailleurs que c'est ce qui nous attire toute ...à quoi bon écrire que tout va bien ?
# Posté le lundi 14 janvier 2008 15:01
Modifié le jeudi 17 janvier 2008 12:40

Chapitre 2: première partie : Tout début est difficil.

Chapitre 2: première partie : Tout début est difficil.
image: son regard était vide ...dépourvu d'émotions ...

On ouvrit la porte de la chambre 55. A l'intérieur de cette chambre se trouvait le patient le plus difficile de la clinique. Cette pièce n'avait rien de particulier. Un lit normal en bois clair, une table de nuit où régnait un désordre absolu, un bureau sur lequel un puzzle gigantesque avait était commencé et une penderie. Les portes étaient restées ouvertes. Les vêtements avaient seulement été lancés vite fait à l'intérieur. Bill ne semblait pas se préoccuper de l'ordre. Combattre ses problèmes était rement déjà bien assez pour lui.

Ce qui fr
appaient particulièrement les yeux, c'étaient les murs peints. Tous bariolés un marqueur noir apparemment. Des dessins tribaux ornaient le blanc fade. On pouvait même trouver le nom de Bill entre les traits noirs. Au-dessus du lit quelqu'un avait même peint une rose noire. Avait-il lui-même fait tout ça ?

«
Bill ? Lui, c'est Tom. Ton nouvel aide soignant. Il va d'abord rester avec toi. Même tout à l'heure chez la psychologue, ok ? » La directrice s'approcha du garçon qui se tenait devant la fenêtre et observait les flocons de neige blancs. Il avait des cheveux noirs qui lui arrivaient jusqu'aux épaules. Il s'était fait faire quelques mèches bleues. Tom ne pouvait pas en voir davantage pour le moment vu que Bill avait le dos tourné. Madame Reiser lui obstruait aussi la vue puisque qu'elle avait à présent mis un bras autour Bill pour le serrer légèrement contre elle. L'adolescent s'appuya contre la femme âgée sans pour autant détourner son regard de la neige. Avait-il seulement compris ce qu'on lui avait dit ? Après tout, qu'il n'était pas exclu qu'il soit originaire d'un autre pays.

Ce n'est que l
orsque Bill se détacha du léger enlacement et qu'il se retourna que Tom pu observer le garçon plus en détail. A première vue il ne ressemblait pas a un enfant qui vivait la peur au ventre. Plutôt à un garçon effronté, heureux de vivre, et qui comploterait volontiers des coups avec ses copains. Cependant Tom savait que l'apparence extérieure de Bill masquait ses problèmes intérieurs.

Bill s'
approcha de lui. Il n'affichait pas le moindre sourire malicieux qui pourtant lui irait probablement bien. Son regard était vide. Dépourvu d'émotion. Il ne dévoilait rien de lui. Il s'arrêta juste devant Tom et lui tendit la main. Il ne regardait pas son aide soignant dans les yeux. Il détournait les yeux ou les baissait encore et toujours pour fixer le sol. Les yeux sont les miroirs de l'âme. Bill n'était manifestement pas d'accord pour que quelqu'un fixe son for intérieur le plus profond.
« Salut, Bill. Heureux de te rencontrer. Comment vas-tu ? » Durant toutes ces années en tant que psychologue pour enfant, Tom avait appris qu'il fallait parler normalement avec les patients.
«
Bien » répondit simplement Bill. Toujours sans sourire. Comme Madame Reiser l'avait déjà mentionné. Pas de phrases complètes. Seul le nécessaire sortait des lèvres de Bill.

Le
garçon aux cheveux noirs ne se préoccupa pas longtemps de son invité. La neige qui ne cessait de tomber sur le sol au dehors avait éveillé son attention. En effet, il se retourna déjà pour aller à la fenêtre. Il s'assit sur le rebord de la fenêtre, les jambes tirées vers lui.

« E
h bien, je vais vous laisser un peu seuls tous les deux. » La directrice colla un baiser sur la joue de Bill puis alla vers Tom. « Voilà l'emploi du temps de Bill. Ca serait bien qu'il ne rentre pas trop tard. » Elle quitta la pièce avec un sourire amical. Maintenant ils étaient seuls. Et Tom allait bien devoir commencer un peu son travail. Il s'approcha un peu plus de son protégé. Il regarda encore une fois les ½uvres d'art aux murs.

« T'
as fait tout ça toi-même ? » Tom ne savait pas si par hasard Bill l'écoutait. Il attendait pourtant une réponse. Qu'il obtint ensuite.

« Oui. Tout
seul. » Tom sourit. Etait-ce déjà un début? Ou parlait-il autant avec les autres aussi ?

« Est-ce que
tu veux bien me montrer la clinique ? Je ne m'y retrouve pas encore ici. » Ce serait un début si Bill se décidait volontairement à lui montrer le domaine. Mais il secoua la tête. Très légèrement. Puis il se leva et alla mettre sa veste.

« Neige » murmura t'il, ce que, bien sûr, Tom comprit. Bill voulait aller dehors dans la neige. Il voulu suivre Bill hors de la chambre. Mais Bill se retourna lorsqu'il fût à la porte et regarda Tom pour la première fois dans les yeux. « Tout seul. »

« Je ne peux
pas venir avec toi ? »
Non !
Tout seul. » Tom acquiesça d'un signe de tête. Même si à vrai dire il aurait espéré que Bill veuille bien passer un peu de temps avec lui. Mais il ne pouvait et ne voulait pas non plus l'y forcer. Bill ouvrit la porte et quitta la chambre. Tom disparu aussi hors de la pièce en soupirant.

Il sui
vi Bill en gardant une certaine distance. Il s'assiérait simplement dehors sur un banc. De sorte que Bill reste dans son champ de vision. Rien ne pouvait se passer ici. Ce n'était sûrement pas la raison pour laquelle il le suivait. Mais Bill était maintenant son patient. I